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Johnny Hallyday devrait avoir : 81 ans

Jean-Philippe Smet, dit Johnny Hallyday, est un chanteur, compositeur et acteur français, né le 15 juin 1943 à Paris et mort le 6 décembre 2017 (2h34) à Marnes-la-Coquette. Durant ses plus de cinquante-cinq ans de carrière, il est l'un des plus célèbres chanteurs francophones et l'une des personnalités les plus présentes dans le paysage médiatique français.

 

Spectacles et tournées

Au cours de sa carrière, Johnny Hallyday s'est produit sur scène en France plus de 2 800 fois et a donné quelque 450 concerts dans des pays étrangers. Il a fait 184 tournées, s'est produit dans 40 pays différents291 et a attiré 29 millions de spectateurs.

 

Médiatisation

Durant les années 1960, son nom est, avec ceux du général de Gaulle et de Brigitte Bardot, celui qui fait le plus souvent la une de la presse française. S'il alimente les chroniques depuis ses débuts au printemps 1960, c'est en 1961 que pour la première fois il apparaît en couverture de magazines.

Depuis, plus de 2 500 couverturesba de magazines et plus de 190 livres lui ont été consacrés.

En 2015, Johnny Hallyday est, avec François Hollande et Roger Federer, la personnalité dont a le plus souvent parlé la presse francophone (selon un classement réalisé par PressEDD).

En raison de sa personnalité et de sa voix, Johnny Hallyday a en outre inspiré de nombreux imitateurs. Parmi les plus connus, figurent Thierry Le Luron qui fut le premier à l'imiter, Yves Lecoq dans l'émission Les Guignols avec sa marionnette299, ou Laurent Gerra, que Johnny a invité plusieurs fois à monter sur scène avec lui pour interpréter des chansons.

 

Carrière de l'acteur

En 1954, alors adolescent, il est figurant dans Les Diaboliques d'Henri-Georges Clouzot. Par la suite, devenu un chanteur vedette, il entame une carrière cinématographique comparable à celle d'Elvis en apparaissant dans des films qui jouent sur son image d'« idole des jeunes », comme Les Parisiennes, Cherchez l'idole, ou D'où viens-tu Johnny ?. Déçu par ses débuts comme acteur, il commente par la suite : « on ne me confiait que des merdes ». C'est en Italie en 1969, qu'il trouve son premier rôle inattendu en étant le héros d'un western spaghetti, Le Spécialiste, réalisé par Sergio Corbucci. L'année suivante on le remarque dans Point de chute, film policier de et avec Robert Hossein. Malgré ces diverses tentatives, Johnny Hallyday peine à s'imposer au cinéma, où il ne parvient pas à s'éloigner de son image de chanteur.

En 1972, il apparait dans son propre rôle dans le film de Claude Lelouch L'aventure c'est l'aventure, où il organise son enlèvement à des fins publicitaires. Il interprète également la chanson titre du film. Il cesse ensuite de tourner pendant plus de dix ans, si l'on excepte quelques apparitions, [...], notamment dans la comédie, Le jour se lève et les conneries commencent.

Il retrouve le cinéma en 1985, partageant l'affiche avec Nathalie Baye et Claude Brasseur, dans Détective, un film de Jean-Luc Godard, présenté au festival de Cannes. Son interprétation, appréciée par la critique, lui permet d'obtenir une certaine reconnaissance comme acteur. Costa-Gavras emboîte le pas de Godard, en 1986, avec Conseil de famille.

Mais ces deux succès d'estime sont suivis par une série de déceptions. En 1987, Johnny Hallyday est la vedette de Terminus, un film de science-fiction à la Mad Max 2 qui connaît un gros échec commercial. En 1989, il tient le rôle-titre de la série télévisée policière David Lansky, dont quatre épisodes sont diffusés sur Antenne 2, sans convaincre durablement les téléspectateurs. En 1992, la comédie policière La Gamine, dans laquelle il donne la réplique à la jeune Maïwenn, ne séduit pas non plus le public.

Johnny Hallyday (au centre), avec ses partenaires Audrey Dana et Julien Cottereau, dans la pièce Le Paradis sur terre en 2011.

Après ces déconvenues, il espace à nouveau sa présence sur les écrans et ne revient au cinéma qu'en 1999 avec Pourquoi pas moi ? de Stéphane Giusti. L'année suivante, aux côtés de Sandrine Kiberlain, il incarne un rockeur has-been dans Love me de Laetitia Masson. En 2003, il interprète un gangster usé et vieillissant dans L'Homme du train, un film de Patrice Leconte dont il partage la vedette avec Jean Rochefort. Sa prestation dans ce dernier film, saluée par la critique, lui vaut le Prix Jean-Gabin. En 2004, dans le film Wanted (ils vont braquer l'Amérique) de Brad Mirman, il joue le rôle d'un petit truand raté, aux côtés de Renaud, Richard Borhinger, Gérard Depardieu et Harvey Keitel. Dans le film Jean-Philippe (2006), réalisé par Laurent Tuel, il incarne Jean-Philippe Smet, qui, dans un univers parallèle, n'est pas parvenu à devenir une vedette et qu'un fan, interprété par Fabrice Luchini, va convaincre de rattraper son destin à 60 ans passés. En 2009, il fait une incursion dans le cinéma asiatique en interprétant le rôle principal du polar hong-kongais Vengeance, réalisé par Johnnie To, ce qu'il considère comme une « consécration ».

En 2011, il effectue ses débuts au théâtre dans Le Paradis sur terre de Tennessee Williams, avec Audrey Dana et Julien Cottereau comme partenaires, sur une mise en scène de Bernard Murat. Les représentations se déroulent au théâtre Édouard VII à Paris, de 6 septembre au 19 novembre 2011.

Le 2 avril 2014, sort Salaud on t'aime de Claude Lelouch, film dans lequel Hallyday partage l'affiche avec Sandrine Bonnaire et Eddy Mitchell.

En 2017, sortent Rock'n Roll de Guillaume Canet et Chacun sa vie de Claude Lelouch, deux films dans lesquels il joue son propre rôle.

 

Action caricatives

Johnny Hallyday, le 13 mars 1972, à l'occasion d'un gala au profit de la LICRA, chante à l'Olympia, en présence d'Alain Poher, président du Sénat. Le programme réunit de nombreux artistes.

Le 30 octobre, au palais des sports de Paris, en présence de Jean Rostand, il participe, avec Georges Brassens, Léo Ferré, Nicoletta, Serge Reggiani et Nanette Workman, à un gala exceptionnel pour la réforme pénitentiaire, pour la prévention de la criminalité et l'abolition de la peine de mort.

Par solidarité avec des sidérurgistes en grève, le 7 mars 1979, Johnny Hallyday visite la nuit les aciéries de Longwy et offre son cachet aux grévistes. 13 octobre 1985, Johnny Hallyday avec 80 autres artistes, participe au concert Chanteurs sans frontières, donné au profits d'associations œuvrant contre la famine en Éthiopie. Le 26 janvier 1986, TF1 consacre une après-midi aux Restaurants du cœur, récemment créés. Animée par Coluche et Guy Lux, l'émission réunit un panel de politiques, de sportifs et d'artistes, dont Nathalie Baye et Johnny Hallydaybb. Le chanteur donne, le 4 octobre 1987, la dernière représentation de son spectacle à Bercy au profit de la recherche contre le sida. Le 6 janvier 1989, jour du nouvel an arménien, sort le 45 tours Pour toi Arménie. Sur une initiative de Charles Aznavour, quatre-vingt-neuf artistes, dont Johnny, participent à cette chanson, commercialisée au profit des sinistrés victimes d'un tremblement de terre en Arménie en décembre 1988.

Durant l'été 1992, sort l'album Urgence. Vendu au profit de la recherche contre le sida, il réunit plusieurs artistes, dont Johnny Hallyday. Le 24 novembre 1998, sort le CD Ensemble cinquante artistes se mobilisent contre le sida. Johnny participe à la chanson collective Sa raison d'être.

Décembre 2000, paraît le CD Noël ensemble, vendu au profit de la recherche contre le sida ; l'album rassemble de nombreux artistes, dont Johnny qui participe à la chanson-titre. En 2001, comme de nombreux artistes, Johnny Hallyday participe à l'album Ma chanson d'enfance vendu au bénéfice de la recherche contre le sida. Après sa participation au Rallye Dakar en 2002, une de ses combinaisons de conduite est mise en vente aux enchères via Internet, au profit des Restos du Cœur. Le 22 mai 2004, Johnny et Charles Aznavour chantent Sur ma vie, en direct du Palais des congrès, à l'occasion d'une émission spéciale retransmise par TF1, pour le 80e anniversaire d'Aznavour. En présence du président de la République, Jacques Chirac, et de son épouse, la soirée est donnée au profit de l'Institut national du cancer (un double CD et un DVD Bon anniversaire Charles ! sont mis en vente). Avec de nombreux artistes, Johnny participe à la chanson Et puis la terre.

Janvier 2005, sortent les CD Et puis la terre et Solidarité Asie, vendus au profit des victimes du tsunami du 26 décembre. Le 18 novembre 2006, sur TF1, lors de l'émission Les 500 choristes spécial Unicef », Johnny Hallyday chante, en duo avec Læticia, Imagine de John Lennon. La chanson est vendue en exclusivité sur Internet, via les plateformes de téléchargement légal, au profit de l'Unicef, dont l'épouse du chanteur est l'ambassadrice.

 

Prises de position politique

En 1967, après la guerre des Six Jours, il participe à un concert de soutien à Israël307. En 2011, il confirme qu'à cette époque, étant proche de la famille de Jean Pierre-Bloch, il avait envisagé de soutenir plus encore ce pays en rejoignant l'armée israélienne.

Il soutient Valéry Giscard d'Estaing, face à François Mitterrand, lors de l'élection présidentielle de 1974, puis en 1981. Au cours de la campagne présidentielle de 1988, Johnny Hallyday chante, le 20 mars, à l'Hippodrome de Vincennes, en première partie d'un meeting du candidat RPR, Jacques Chirac ; le chanteur déclare, à la fin de Quelque chose de Tennessee : « On a tous en nous quelque chose de Jacques Chirac ». Michel Berger, auteur de la chanson, ne goûta guère cette affirmation. Lors de la campagne du référendum de 2005 sur le traité établissant une constitution pour l'Europe, à la demande du président de la République, Jacques Chirac, le chanteur prend position en faveur du « oui ».

Durant la campagne présidentielle de 2007, Johnny Hallyday apporte son soutien à Nicolas Sarkozy, candidat UMP. Il dîne avec lui au restaurant le Fouquet's le soir de sa victoire. En 2014, il se déclare « déçu » par Nicolas Sarkozy et par la politique en général, et dit regretter le temps de Georges Pompidou.

 

Administration fiscale

En 1975, Johnny Hallyday a des ennuis avec le fisc, qui lui réclame plusieurs centaines de millions de francs d'arriérés d'impôts. Il fait alors part de son désir d'arrêter sa carrière : « Je m'arrête en septembre 1975, pour un an minimum. Je vais louer une maison à Los Angeles. Je pars avec Sylvie et David. […] Lorsque j'ai payé mes musiciens, mes impôts, la Société des auteurs-compositeurs, il ne me reste rien. Pourquoi continuerais-je à travailler dans de telles conditions ? » Si le chanteur gagne bien les États-Unis, il reprend bientôt ses activités et, durant l'automne, enregistre deux albums studio qui paraissent l'année suivante. Quant à la scène, Johnny la reprend à l'automne 1976. Johnny Hallyday achèvera le remboursement de ces arriérés d'impôts au cours des années 1990. Au fil des années, Universal s'est portée garante auprès du fisc, a racheté la maison de Ramatuelle du chanteur et son hôtel particulier dans le 16e arrondissement de Paris. En contrepartie, Johnny a régulièrement accepté des modifications de son contrat, cédant à sa maison de disque ses droits à l'image et ceux sur le merchandising.

En novembre 2005, le chanteur dépose une demande pour obtenir la nationalité belge, ce qui n'est pas sans générer diverses polémiques, d'aucuns le soupçonnant de vouloir échapper au fisc français. La réforme de la nationalité belge alors en cours ne lui ferait pas forcément perdre sa nationalité française. Après 21 mois de procédure, alors que la Commission des naturalisations du Parlement belge doit se prononcer sur son cas, Johnny Hallyday renonce à sa demande.

En décembre 2006, le chanteur s'installe à Gstaad, en Suisse, en raison d'une fiscalité qu'il juge trop contraignante en France. Ce départ lui permet de diminuer son prélèvement fiscal de 75 % à 30 % de ses revenus et fait l'objet de nombreux commentaires et polémiques, tant dans la presse que dans les milieux politiques.

Le statut fiscal dont bénéficie le chanteur lui interdit de gagner de l'argent en Suisse même ; c'est ainsi qu'il choisit de reverser à des organisations humanitaires les cachets perçus lors des concerts donnés au stade de Genève en 2009 et 2012.

Selon Le Matin, Johnny Hallyday a gagné environ 5 millions d'euros et a payé, en 2011, 700 000 francs suisses d'impôts, soit 583.000 euros.

À l'instar des autres chanteurs qui, comme lui, ne vivent pas en France, Johnny Hallyday s'acquitte en France d'un impôt sur ses revenus, directement prélevé sur les recettes de ses représentations.

Début 2013, il fait de sa maison de Los Angeles son domicile principal, devenant alors résident fiscal aux États-Unis.

 

Investissement immobiliers

En 1966, au Plessis-Robinson, il investit dans une ancienne guinguette, Le Vrai Arbre de Robinson, transformée en complexe de loisirs inspiré des ranchs américains. Rebaptisé le Robinson Village l'établissement fermera ses portes quelques années plus tard. Johnny Hallyday donne un concert improvisé, en octobre 1966, dans la discothèque attenante au complexe, le Tchoo-Tchoo Club, avec, en première partie, Jimi Hendrix, alors méconnu en France.

Il se fait construire, en 1989, à Ramatuelle, « La Lorada », une villa de 1000 m2, qu'il vend en 2000. Il est également propriétaire d'une maison, « La Savannah », à Marnes-la-Coquette, d'un chalet à Gstaad, d'une villa à Saint-Barthélemybc, et d'une résidence dans le quartier de Pacific Palisades à Los Angeles, qu'il habite à partir de 2013.

En 2010, il décide de se séparer de son habitation de Marnes-la-Coquette, qu’il met en vente à 26 millions d'euros, en 2015, celle de Gstaad, est à son tour mise en vente, pour 9,5 millions d'euros. Aucune des deux ne trouve preneur et le chanteur s'installe, avec sa famille, à l'automne 2017, dans sa maison de Marnes-la-Coquette, où il meurt.

Selon les journalistes Catherine Rambert et Renaud Revel, auteurs du livre-enquête Johnny, les 100 jours où tout a basculé, sorti en 2010, Johnny Hallyday est « un travailleur pauvre, qui a tout claqué, tout flambé ». Malgré ses nombreuses années de carrière, il n'aurait pas cumulé de patrimoine en raison d'un « train de vie flamboyant ». Lors du procès qui oppose le chanteur à sa maison de disque, en 2004, Johnny Hallyday apparaît couvert d'hypothèques et de prêts couverts par sa maison de disque.

 

Affaires judiciaires

En 1961, à la suite d'un différend artistique, Johnny Hallyday quitte Vogue avec fracas. Il est toujours mineur et cette rupture avec Vogue est l'occasion d'un imbroglio de signatures. Son père — parfait inconnu pour lui sans le rencontrer ni même le consulter, confirme l'engagement avec la maison de disques, tandis que sa mère signe avec Philips. Le principal intéressé souhaite aller chez Barclay, où il espère rejoindre son ami Eddy Mitchell. C'est finalement Philips qui l'emporte, après un désaccord artistique entre le chanteur et Eddie Barclay, qui lui propose d'être accompagné par des musiciens aux cheveux multicolores. L'affaire se traite devant les tribunaux, où un premier jugement, prononcé le 24 janvier 1963, déclare le contrat non valide du fait de conditions abusives imposées par Vogue. L'affaire dure encore cinq ans et s'achève en avril 1968, avec la confirmation par la justice de la nullité du contrat liant l'artiste à Vogue.

À l'automne 1965, Henri Salvador porte plainte en diffamation contre Johnny Hallyday et un hebdomadaire, dans lequel ce dernier a déclaré que : « lors de sa première à l'Alhambra, (en 1960), Salvador l'avait moqué et que, chauffée par ce dernier, la salle l'avait hué »bd. L'article titre « Salvador m'a fait du mal ! » Considérant que ces propos portent atteinte à son honneur et sa considération, Henri Salvador saisit la justice. Il gagne son procès en première instance, le tribunal estimant que le journal et Hallyday ne pouvaient démontrer la véracité de l'affirmation, et les condamne à verser à Henri Salvador 10 000 francs de dommages et intérêts. De son côté, la cour d'appel, saisie par Johnny, a considéré que si le propos était excessif, il n'y avait pas pour autant diffamation et qu'il ne portait pas atteinte à l'honneur ou à la considération du plaignant, son prestige n'ayant pas été diminué. Henri Salvador fut débouté de sa demande et fut condamné aux dépens de la première instance et de l'instance de la cour d'appel.

Le 10 juillet 1975, Johnny chante sous chapiteau à Thonon-les-Bains. Durant le récital, les CRS interviennent de façon musclée pour évacuer un groupe de jeunes installés entre les barrières de protection et la scène. Au cours de l'échange, le chauffeur d'Hallyday est blessé. Johnny interrompt son récital et déclare : « Le spectacle est terminé […], si vous devez vous en prendre à quelqu'un, prenez-vous en aux policiers. » et il quitte la scène. Une plainte est déposée contre Johnny Hallyday et son équipe, pour coups et blessures volontaires, incitation à la violence et voie de fait contre des policiers en exercice. Conséquence immédiate, le concert qu'il devait donner le 20 juillet, place de la Concorde à Paris, pour l'arrivée du tour de France cycliste, est annulé.

En 2003, le chanteur est mis en cause par une hôtesse présente avec lui sur son yacht en avril 2001, et qui l'accuse de l'avoir violée. Johnny Hallyday est entendu par la justice en tant que témoin assisté ; jamais il n'est mis en examen et sur l'avis du parquet qui considère que « rien n'était en état d'être prouvé dans cette affaire », elle se termine par un non-lieu cinq ans plus tard (après un jugement en première instance à Nice en janvier 2006 et une confirmation de la cour d'appel d'Aix-en-Provence en avril 2006). L'employée, poursuivie et mise en examen pour usage de faux (en liaison avec des documents médicaux antidatés) et dénonciation calomnieuse, est condamnée à six mois de prison avec sursis pour usage de faux et obtient un non-lieu pour l'accusation de dénonciation calomnieuse.

Début 2004, Johnny Hallyday dénonce son contrat avec Universal Music Group. Le 2 août, le conseil de prud'hommes donne partiellement raison au chanteur. Il valide la rupture du contrat et réclame la restitution des masters à Johnny Hallyday. Universal fait appel de la décision et, en 2005, gagne en appel contre Johnny Hallyday. Le recours en cassation de l'artiste est rejeté. Les masters restent donc la propriété de la maison de disques. Johnny Hallyday signe chez Warner le 4 janvier 2005.

 

 

 

DISCOGRAPHIE

 

 

SES OBSEQUES

 

 

 

 

 

INFOS

 

  • Nom de naissance : Jean-Philippe Smet dit : Johnny Hallyday
  • Date et lieu de naissance : 15-06-1943, Paris
  • Date et lieu du décès : 06-12-2017, à Marnes-la-Coquette
  • Cause du décès : Cancer du poumon à l'âge de 74 ans

 

Relations avec son père

Né de père belge et de mère française, Johnny Hallyday se voit attribuer la nationalité française le 15 juin 1961, à l'âge de 18 ans.

Il rencontre pour la première fois son père, Léon Smet, durant son service militaire. Alors qu'il est convoqué au poste, un homme, avec une peluche dans les bras, se jette sur lui, l'embrasse, l'appelle « mon fils », quand surgissent des photographes. Plus tard, Johnny Hallyday apprend que son père a été payé par des paparazzi pour jouer cette comédie. À propos de son père, il écrira : « Il a fait de moi un déraciné. Une déchirure qui me marquera à vie. Ma seule consolation : si j'avais eu un papa comme presque tout le monde, je n'aurais jamais rencontré Lee […] et je ne serais jamais devenu Johnny Hallyday ». Johnny Hallyday tente ensuite vainement de renouer des liens avec son père, qui est alors semi-clochard à Bruxelles : il le fait venir à Paris, lui paie une garde-robe et lui trouve un appartement, mais Léon Smet, alcoolique et instable, revend les cadeaux de son fils et met le feu à l'appartement pour retourner ensuite vivre dans un foyer de l'Armée du salut. En 1989, le chanteur se rend à Schaerbeek pour y assister aux obsèques de son père : il se retrouve alors tout seul à suivre le corbillard, ce qui le marque profondément.

 

Mariages :

Sylvie Vartan

Le 12 avril 1965, Sylvie Vartan et Johnny Hallyday se marient à Loconville, dans l'Oise. Ils s'étaient rencontrés dans les coulisses de l'Olympia en 1962. Leur fils, David Smet, naît le 14 août 1966. Après 15 ans de mariage et une vie commune mouvementée, émaillée de séparations et de réconciliations, le couple divorce le 5 novembre 1980.

Babeth Étienne

Johnny Hallyday épouse Élisabeth Étienne, dite Babeth, le 1er décembre 1981, à Beverly Hills. Leur union est éphémère, puisqu'ils se séparent le 3 février 1982.

Nathalie Baye

Au cours d'une émission des Carpentier, en 1982, Johnny joue avec la comédienne Nathalie Baye, Quoi de neuf ma jolie, un sketch écrit par Philippe Labro. Ils se mettent en couple, Johnny Hallyday abandonnant le monde de la nuit pour une vie plus tranquille à L'Étang-la-Ville, où ils achètent une maison. De leur union, naît Laura Smet, le 15 novembre 1983, à Neuilly-sur-Seine. Ils se séparent en mars 1986.

Adeline Blondieau

Le 9 juillet 1990, à Ramatuelle, Johnny épouse Adeline Blondieau, fille de son ami Long Chris. Cette même année, le chanteur y entreprend la construction d'une villa, qu'il baptise « Lorada », contraction des prénoms de ses enfants, Laura et David2. Ils divorcent le 11 juin 1992, pour se remarier le 19 avril 1994, à Las Vegas. Ils divorcent une seconde fois le 9 mai 1995.

Laeticia Hallyday

Johnny Hallyday rencontre Laeticia Boudou, un mannequin de 32 ans sa cadette, le 25 mars 1995, à Miami, dans une des discothèques du père de celle-ci, André Boudou. Un an plus tard jour pour jour, ils sont mariés à Neuilly-sur-Seine par le maire de la commune, Nicolas Sarkozy.

Laeticia étant stérile, ils adoptent, en novembre 2004 et décembre 2008, deux petites filles d'origine vietnamienne : Jade Smet (née le 3 août 2004) et Joy Smet (née le 27 juillet 2008).

 

Distinctions, récompenses et hommages

Chevalier de la Légion d'honneur (France, 1997), remise par Jacques Chirac.

Officier de l'ordre de la Couronne (Belgique, 2001).

Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres (France, 1995), remise par Jacques Toubon.

Médaille du millénaire de la ville de Paris (1995), remise par Jacques Chirac.

 

 

Victoires de la musique

Avec neuf citations dans la catégorie artiste interprète masculin, Johnny Hallyday détient le record de nominations dans cette division pour un artiste ou un groupe français (1987, 1990, 1994, 1996, 1999, 2000, 2001, 2010, 2015). Il obtient cette Victoire une fois (1987).

Avec dix « Victoires » obtenues (toutes catégories confondues), Johnny Hallyday est, après Alain Bashung (12 récompenses), l'artiste le plus récompensé aux Victoires de la musique.

1987 : artiste interprète masculin de l'année

1991 : concert de l'année au Palais omnisports de Paris-Bercy

1994 : concert de l'année au Parc des Princes

1996 : concert de l'année au Palais omnisports de Paris-Bercy

2000 : album de variété, pop, rock de l'année pour Sang pour sang

2001 : spectacle musical, tournée ou concert de l'année

2009 : victoire d'honneur

2010 : spectacle musical, tournée ou concert de l'année

2014 : chanson originale de l'année pour 20 ans écrite par Miossec

2016 : meilleur album de chansons pour l'opus De l'amour

 

 

Prix

1978 : grand prix de l'Union nationale des auteurs et compositeurs, pour la chanson Elle m'oublie.

1979 : le Syndicat national de l'édition phonographique et audiovisuelle (SNEPA) remet au chanteur, le 15 octobre, quatre disques de platine pour les albums : Johnny Hallyday Story - Palais des sports, Derrière l'amour, C'est la vie et le Pavillon de Paris : Porte de Pantin.

2000 : le 13 mars, Johnny Hallyday reçoit, des mains de son ami Michel Sardou, son premier disque de diamant, (à l'occasion du million de disques vendu pour son l'album Sang pour sang). Cette même année, il obtient le M6 award d'honneur du meilleur artiste masculin.

2003 : NRJ Music Award d’honneur.

2003 : prix Jean-Gabin pour son rôle dans L'Homme du train, de Patrice Leconte.

2014 : le chanteur obtient le prix spécial de la Sacem, récompensant l'ensemble de sa carrière ; bien qu'il ne soit pas auteur lui-même, les auteurs ont choisi d'honorer l'artiste qui a fait travaillé le plus grand nombre d'entre  eux.

 

Lieux baptisés en son nom

En juin 2013, la municipalité de la commune iséroise de Charvieu-Chavagneux rend hommage au chanteur en donnant son nom à l'une de ses rues. D'autres communes françaises pourraient en faire autant.

À Paris, la maire, Anne Hidalgo, propose, le 8 décembre 2017, qu'un lieu ou un établissement public porte son nom.

À Nice, le maire Christian Estrosi propose, le 7 décembre 2017, que le palais Nikaia soit rebaptisé « palais Nikaia-Johnny Hallyday ».

 

 

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ANECDOTE

 

Il était danseur classique.

Avant d’être le plus grand rockeur que la France ait connu, le petit Jean-Philippe Smet était danseur classique . «J'ai même été petit rat de l'Opéra», avait-il confié à Télérama. En effet, issu d’une famille d’artistes travaillant dans le milieu de la danse, Johnny Hallyday avait suivi sa cousine Desta et son mari Lee Ketcham (plus connu sous le nom de scène de Lee Hallyday) lors de leurs tournées.

La folle anecdote du mariage entre Laeticia et Johnny.

Laeticia Hallyday a avoué n’avoir jamais rien organisé pour son mariage. Et pour cause. «J’ai appris mon mariage trois jours avant son déroulement dans un magazine people. Tout le monde savait que j’allais me marier sauf moi». En effet, c'est en se baladant sur une des plages de Saint-Tropez que Laeticia a découvert le pot aux roses: «Et là, je découvre la liste des invités, les témoins, le restaurant, la mairie et même le styliste de la robe de mariée». Bref, tous les détails de son mariage, tenus jusqu’alors secret par son mari, sont révélés à ce moment-là. Si Johnny a eu l’impression de passer à côté de sa surprise, le moins que l’on puisse dire c’est que ce mariage aura eu le mérite d'être inoubliable !

Passionné de films d'horreur !

La fille de Johnny, Laura, a révélé que son père vouait une passion pour les films d’horreur. C'est son père qui avait souhaité l’initier à cet art alors qu’elle était encore toute petite. «Oui, j’ai été élevée avec «Ça» de Stephen King, ou «Chucky la poupée de sang», que mon père m’avait offerte» a-t-elle raconté avant de poursuivre: «C’était mignon, car il pensait que ça allait m’endurcir, alors que je réveillais ma mère à 3 heures du matin parce que j’avais envie de faire pipi et j’avais peur que la poupée me saute dessus !».

 

 

 

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Johnny Hallyday

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