Coluche devrait avoir : 72 ans

Michel Colucci, dit Coluche, est un humoriste et comédien français d'origine italienne, né le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris et mort le 19 juin 1986 à Opio (Alpes-Maritimes).Fils de Honorio Colucci, originaire d'un petit village italien de la région de Frosinone, Casalvieri, et de Simone Bouyer, il grandit à Montrouge. Il adopte le pseudonyme « Coluche » à l'âge de 26 ans, au tout début de sa carrière.

 

Revendiquant sa grossièreté mais, selon lui, « sans jamais tomber dans la vulgarité », Coluche donne très tôt un style nouveau et sarcastique par sa liberté d'expression, au music-hall, en s’attaquant notamment aux tabous, puis aux valeurs morales et politiques de la société contemporaine. En 1975, il devient célèbre en parodiant un jeu télévisé : Le Schmilblick.

Avant 1976, il occupe des rôles de second plan au cinéma avant de camper des personnages plus centraux puis de tenir le haut de l'affiche durant les années 1980, essentiellement pour des comédies. En 1984, il obtient un César du meilleur acteur pour son rôle dramatique dans Tchao Pantin.

Tour à tour provocateur ou agitateur par ses prises de position sociales, il se présente à l'élection présidentielle de 1981 avant de se retirer, victime de menaces de mort.

Devenu très populaire et apprécié du public, il fonde en 1985 l'association Les Restos du cœur, relais d'aide aux plus pauvres, quelques mois avant de mourir dans un accident de moto.

Montrouge

Michel Colucci naît le 28 octobre 1944, à l'hôpital Notre-Dame-de-Bon-Secours dans le XIVe arrondissement de Paris4. Sa mère, Simone Bouyer dite Monette, est employée chez le fleuriste Baumann, boulevard du Montparnasse. Son père, Honorio Colucci, originaire de la région du Latium en ItalieN 1, est peintre en bâtiment. Ce dernier meurt en 1947, à 31 ans, d'une poliomyélite et son épouse doit élever seule ses deux enfants. Délaissés par la belle-famille (à l’exception notable de Maria, la mère d’Honorio qui passe encore les voir)6, Monette, Michel et Danièle, qui a un an et demi de plus que son frère, vivent ensemble dans une pièce et une cuisine. Bien qu’elle renonce à son métier de fleuriste pour élever ses enfants, Monette retrouve quelques petits emplois qu’elle doit parfois cumuler pour obtenir un salaire de misère7. Souffrant d’une grave scoliose, elle doit suivre des traitements à Berck lors d'un été où elle emmène ses enfants. Malgré toutes ces difficultés, elle garde espoir en l’avenir et adopte le mode de vie des classes sociales plus aisées, veillant à ce que ses enfants soient « bien mis » (correctement vêtus). Michel n’apprécie pas cette fracture entre la réalité et les aspirations de sa mère ; et, à propos de ses vêtements qui tranchent avec ceux des autres enfants du quartier, il lui reprochera de l’habiller comme une fille.

Loin des rêves maternels, Michel choisit Montrouge (banlieue sud de Paris) où il traîne avec ses copains. Le travail scolaire ne le passionne pas et il fait rire ses camarades de classe, en tenant tête à l’instituteurN 3. Son parcours scolaire s’arrête au Certificat d'études primaires, racontant qu'il l'a raté volontairement en juin 19588, pour avoir fait une seule faute à la dictée le matin et ainsi avoir selon lui fait ses preuvesN 4, il ne juge pas utile d’y retourner l’après-midi7. Quand il n’est pas à l’école, il traîne avec ses copains de la « bande Solo », du nom de la cité : « la Solidarité ». Accompagné généralement de Bouboule (Alain ChevestrierN 5), il cumule les petits larcins et a régulièrement affaire à la police. Tous deux vont même jusqu’à s’essayer à des méfaits plus graves comme l’agression physique ; mais, en tentant de dérober le sac d’une vieille dame, ils se font tirer dessus par un passant. Coluche, qui avait alors la quinzaine, mettra longtemps avant de relater cet épisode de sa vie dont il a honte.

Ce comportement exaspère Monette qui s’interroge de plus en plus vivement sur l’avenir de son fils. Il s'essaie alors à de petits boulots, qu'il n'arrive pas à garder bien longtemps. Ainsi, il est tour à tour télégraphiste, céramiste, garçon de café, livreur, apprenti-photographe, sous-préparateur en pharmacie, photostoppeur, aide-pompiste, assistant de marchand de fruits et légumes ou encore fleuriste9. Durant cette période, il s'intéresse à la musique. Comme beaucoup de jeunes de sa génération, il est fan de rock n'roll, des Beatles, de Johnny Hallyday, des Chaussettes Noires, d’Elvis Presley. Toutefois, il voue également une profonde admiration à Georges Brassens. Après de longues discussions avec Monette, il obtient enfin sa première guitare, dont il joue sans jamais avoir appris.

Errances à Paris

Peu à peu, il s’éloigne de Montrouge, à la recherche d’une autre vie que celle que lui réserve cette cité. Il traîne dans Paris, s’intéresse sans suite au métier de comédien ou à l'univers des sports mécaniques, touche un peu au bricolage. Puis il travaille quelque temps chez un fleuriste de l’île de la Cité. En 1964, incorporé dans le 60e régiment d'infanterie de Lons-le-Saunier, il fait de la prison pour insubordination. De retour à la vie civile, il travaille comme fleuriste avec sa mère, à la boutique qu'elle vient d'ouvrir à Paris, rue d’Aligre, puis dans un local plus vaste près de la Gare de Lyon. Il estime ce travail peu intéressant et le quitte brusquement, ce qui lui vaut de se brouiller provisoirement avec sa mère.

À la fin des années 1960, il décide de se lancer dans la musique. Entre 1966 et 1967, il interprète certaines chansons de Boby Lapointe, Boris Vian, Georges Brassens, Léo Ferré, Charles Trenet, Yves Montand, aux terrasses des cafés des quartiers de la Contrescarpe et de Saint-Michel. Il s’associe avec des musiciens rencontrés sur place, comme Xavier Thibault et Jacques Delaporte, futurs fondateurs du Grand Orchestre du Splendid ainsi que le guitariste et flûtiste Jean-Claude d'Agostini, dit « Le Bœuf » futur membre de la troupe « Le vrai chic parisien », avec lesquels il crée le groupe éphémère « Les Craignos Boboys ». Il se rapproche ensuite du monde des cabarets. Tout en assumant un travail de plongeur dans la restauration, il se produit sur la scène du cabaret Chez Bernadette, dans le quartier de la Montagne Sainte-Geneviève à Paris. Il y fait la connaissance de Georges Moustaki, qui l'héberge et le soutient financièrement. Toujours à Paris, il se produit dans d'autres cabarets : La Galerie 55, rue de Seine, Le Port du Salut, rue Saint-Jacques ou La Vieille Grille, rue du Puits-de-l'Ermite. Il travaille ensuite au cabaret La Méthode, rue Descartes, comme barman et régisseur. Il y rencontre France Pellet et son frère, Alain Pellet, avec lesquels il se produit sous le nom des "Tournesols" . Il y rencontre également Romain Bouteille, qu'il va présenter toute sa vie comme son modèle.

Débuts d'humoriste

Avec Romain Bouteille, il est présent dès l'origine du Café de la Gare, inauguré officiellement le 12 juin 1969. Ce lieu symbole du café-théâtre réunit une bande de jeunes comédiens d'horizons différents, dont beaucoup deviendront célèbres, tels que Patrick Dewaere, Henri Guybet, Miou-Miou, Martin Lamotte… Parmi les parrains du Café de la Gare on compte également Georges Moustaki, Raymond Devos, Jean Ferrat, Jacques Brel, Leni Escudero, Pierre Perret, Jean Yanne et l'équipe de la revue Hara-Kiri. Plus tard, Gérard Lanvin, Renaud Séchan, Rufus, Diane Kurys, Coline Serreau, Anémone, Gérard Depardieu, Thierry Lhermitte, Josiane Balasko ou encore Gérard Jugnot rejoignent la nouvelle troupe ou viennent commettre une collaboration ponctuelle. Selon Romain Bouteille, ses problèmes d'alcool le rendent exécrable voire violentN 7. Lors de la préparation de la pièce Des boulons dans mon yaourt au Café de la Gare en 1970, une bagarre l'oppose ainsi à Bouteille et à son ami Patrick Dewaere. Il va jusqu'à brandir un tesson de bouteille et menacer l'entourage ; Dewaere parvient à le contenir mais il se voit dès lors contraint de quitter la troupe.

Télévision

En octobre 1971, Jacques Martin le recommande à Georges Folgoas, producteur de Midi magazine, pour faire équipe avec Danièle Gilbert, sur la première chaîne de l'ORTF. L'expérience ne dure que cinq jours.

Premiers rôles

Durant la fin des années 1960 et le début des années 1970, il est engagé sur plusieurs tournages de séries télévisées françaises de l'ORTF (Madame êtes-vous libre ? avec Denise Fabre puis La Cloche tibétaine avec Philippe Léotard). Au cours de cette période, à l'instar de ses collègues de café-théâtre, il apparaît dans des spots publicitaires à la radio et à la télévision. En 1970, il campe un petit rôle dans son premier long-métrage, Le Pistonné réalisé par Claude Berri dont il devait initialement jouer le premier rôle, dévolu finalement à Guy Bedos.

Le Vrai Chic parisien

En novembre 1971, il fonde une autre troupe, Au vrai chic parisien - Théâtre vulgaire, puis Le vrai chic parisien. Le premier spectacle s'intitule Thérèse est triste, avec une affiche réalisée par son ami Jean-Marc Reiser.

Il rencontre à cette période sa future épouse Véronique Kantor, alors étudiante de « bonne famille » qui se destine au journalisme. Il l'épouse le 16 octobre 1975. Ils ont deux garçons, prénommés Romain en 1972 et Marius en 1976.

Toujours à cause de son comportement et de ses addictions, il quitte sa troupe une nouvelle fois et se lance dans une carrière solo.

Le succès

Carrière solo

Son premier sketch, C'est l'histoire d'un mec, tourne en dérision la difficulté de raconter une histoire drôle. Ses sketches suivants lui valent rapidement un succès populaire qui ne se démentira plus : « Il inventait pour les années 1970 une image de pauvre urbain, bonne pâte mais à court d'idées, empêtré dans les mots, raciste faute de mieux, ballotté par la publicité et les jeux radiophoniques ». Il revendique sa grossièreté : « Toujours grossier, jamais vulgaire ».

Au printemps 1974, l'impresario et producteur Paul Lederman lui offre le théâtre La Bruyère pour y prolonger Thérèse est triste, mais c'est un fiasco. Il devient alors son propre impresario, Claude Martinez devenant son associé.

Du 15 février au 2 mars 1974, il se produit à L'Olympia dans le spectacle Mes adieux au music-hall. C'est dans ce spectacle qu'apparaissent sa célèbre salopette OshKosh à rayures bleues des fermiers américains, son tee-shirt jaune, ses brodequins citron et son nez peint en rouge11. Il y met en scène ses personnages favoris, des beaufs grossiers, incapables de s'exprimer correctement, haineux. Le 10 mars 1974, il signe le contrat d'un premier disque : l'album des Adieux.

Comme humoriste, Coluche apparaît pour la première fois à la télévision le 19 mai 1974, lorsque Guy Lux diffuse L'histoire d'un mec, juste avant l'allocution du perdant de l'élection présidentielle, François Mitterrand, en retard.

Le Schmilblick (sketch).

En 1975, il est en tournée à travers la France, lorsque toutes les radios diffusent son pastiche du jeu télévisé de Guy Lux, le Schmilblick. Dans ce sketch apparaît un futur personnage célèbre de l'humoriste : Papy Mougeot.

En 1976, il remonte la pièce Ginette Lacaze à l'Élysée Montmartre avec les comédiens du Splendid, auxquels il a offert des mobylettes pour leurs déplacements entre deux scènes parisiennes ou les tournages.

En 1977, il réalise le film Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine, dans lequel il campe le rôle principal, le roi Gros Pif. Ce film représente son unique expérience de réalisateur. À partir de cette période, il habite une petite maison dans le XIVe arrondissement de Paris, rue Gazan.

En plus de sa carrière de comique au théâtre, il joue à cette époque dans plusieurs comédies à succès au cinéma, dont L'Aile ou la Cuisse en 1976 avec Louis de Funès, Claude Gensac et Marcel Dalio sous la direction de Claude Zidi, une production de Christian Fechner.

La radio

Du 24 avril 1978 au 24 juin 1979, il coanime avec Robert Willar et Gérard Lanvin, assistés de Jeanjean, l'émission, sur Europe 1 (de 15h30-17h), On n'est pas là pour se faire engueuler dont le titre vient de la chanson de Boris Vian. Malgré l'adhésion du public, son ton provocateur le fait renvoyer. Il triomphe dans le même temps tous les soirs au Gymnase.

Engagé de nouveau, il passe en janvier 1980 à RMC (de 12 heures à 13 heures), le « directeur de la station, Michel Bassi, a seulement demandé que soit épargnée la famille princière, détentrice de 17 % des actions de la station »... Embauché pour trois mois, Coluche est, une fois de plus, remercié au bout de quinze jours pour « incompatibilité d'humeur »14. Il part sans demander un seul centime sauf pour l'équipe qui a travaillé pour lui ainsi que pour son copain Romain Goupil, après avoir pris l'antenne par un : « Bonjour, nous sommes en direct du rocher aux putes.»

Ils m'ont viré parce que je leur plaisais pas. C'est normal que je leur plaise pas avec le type de public qu'ils ont. J'voyais pas bien ce que les gens de Monte-Carlo pouvaient aimer en moi !

Après sa période d'interdiction d'antenne sur l'ensemble des radios et télévisions françaises, Coluche profite de la libéralisation de la bande FM. Il participe au lancement de la station RFM fondée par le journaliste Patrick Meyer, en juin 1981. Alors que sa concurrente NRJ n'existe pas encore, cette station, qui a de gros moyens de diffusion, dérange le pouvoir et va être brouillée durant plusieurs années à partir du 5 novembre 1981, soit un total de quatre cent vingt-trois jours. Coluche se maintient à l'antenne durant trois mois, du 25 octobre au 10 décembre 1981. À l'issue de cette période, il proteste publiquement contre ce brouillage, déguisé en père Noël, en se rendant le 24 décembre 1981 au ministère de la Communication, remettant au ministre Georges Fillioud une pétition de six cent mille personnes en soutien à RFM.

La politique et les déboires

Petite voiture promotionnelle durant sa campagne présidentielle.

Coluche n'est pas le premier humoriste à se présenter à des élections présidentielles. En 1965, Pierre Dac, artiste que Coluche admirait, s'est porté candidat mais à la demande de l'Élysée par fidélité au chef de la France libre, l'ancien résistant renonce et se retire.

Le 30 octobre 1980, Coluche organise une conférence de presse où il annonce son intention de se présenter à l'élection présidentielle de 1981, avec des slogans tels que « Avant moi, la France était coupée en deux. Maintenant elle sera pliée en quatre » ou encore « Coluche, le seul candidat qui n'a pas de raison de mentir ».

Certains y voient une blague, pourtant un sondage le crédite de 16 % d'intentions de vote et il est soutenu par des intellectuels tels que Pierre Bourdieu, Félix Guattari et Gilles Deleuze16. Cette candidature inquiète les équipes de campagne des principaux candidats « de tous bords » comme le déclare l'humoriste lui-même quelques années plus tard. Parmi ceux-là, François Mitterrand y voit une menace potentielle ; il charge deux responsables du Parti socialiste, Jean Glavany et Gérard Colé (voire Jacques Pilhan) de dissuader Coluche de maintenir sa candidature.

Un candidat « anti-Coluche » annonce également son intention de participer aux élections mais ni l'un ni l'autre ne vont jusqu'au bout du processus. À la suite des pressions et de l'assassinat de son régisseur René GorlinN 13, Coluche annonce qu'il se retire, le 16 mars 1981. Après l'élection de François Mitterrand, il animera régulièrement en soirée et pendant trois mois, à partir d'octobre 1981, une émission de radio d'une heure : « L'humour continue pendant les travaux », sur la station locale parisienne RFM créée et dirigée par Patrick Meyer.

Période noire

Son divorce est prononcé le 3 décembre 1981. Lors d'une édition spéciale, il pose en photo pour le magazine satirique Hara-kiri avec une carabine 22 Long Rifle qu'il offre ensuite à son meilleur ami, Patrick Dewaere. Durant cette période d'errance, il vit en Guadeloupe où il s'adonne à sa passion : fabriquer des chaussures. Il invite Elsa (Élisabeth Malvina Chalier), l'épouse de Patrick Dewaere, à le rejoindre sur l'île. Celle-ci quitte alors son mari pour rejoindre Coluche.

Durant la même période, Coluche devait tourner, sur l'insistance de Bertrand Blier, le film La Femme de mon pote avec Patrick Dewaere et Miou-Miou. Le scénario s'inspire sensiblement de faits réels et de l'intimité qui unit ces trois acteurs.

Le 16 juillet 1982, Patrick Dewaere, profondément meurtri après le départ de sa compagne et de sa fille Lola, se suicide en se tirant une balle dans la tête avec la carabine que Coluche lui a offerte18. Coluche sombre de plus en plus dans la dépression, l'alcool et la drogue.

Après le suicide de Patrick Dewaere, Miou-Miou refuse d'assumer le premier rôle féminin du film de Bertrand Blier. Le climat doux-amer du film que Coluche tourne finalement en compagnie d'Isabelle Huppert et de Thierry Lhermitte, laisse transparaître un certain changement dans le style de jeu de Coluche, préfigurant le rôle dramatique de Tchao Pantin.

Cette période se clôturera avant qu'il ne se reprenne avec la mort de son autre ami, le dessinateur Jean-Marc Reiser.

Retour sur le devant de la scène

Tchao Pantin et les Enfoirés

En tant qu'acteur, la consécration vient avec le film Tchao Pantin (1983) de Claude Berri dans lequel il joue le rôle dramatique d'un pompiste meurtri par un passé personnel douloureux, confronté à l'alcool et à la drogue, pas si différent de la vie que mène alors Coluche lui-même. Il obtient le César du meilleur acteur en 1984.

Avant ce succès, d'autres interprétations lui assurent sa notoriété auprès d'un large public : en 1982 il joue le rôle de « Ben Hur Marcel » dans une comédie satirique de Jean Yanne intitulée Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ avec Michel Serrault. Il joue également dans le film Banzaï marquant sa troisième collaboration avec Claude Zidi. En 1984, il tient le rôle principal de La Vengeance du serpent à plumes de Gérard Oury et en 1985, dans Le Fou de guerre.

Au-delà de son métier d'humoriste, Coluche veut incarner un agitateur d’idées. Durant les années 1980, il participe plusieurs fois à l'émission débat de Michel Polac, Droit de réponse19, dont l'une d'entre elles (celle du 18 juin 1983) lui sera entièrement consacrée et durant laquelle il mime son propre suicide par arme à feu, à la suite de l'accueil hostile qui lui est fait par certains invités de l'émission.

Après plusieurs années d'errance entre l'élection de Mitterrand (le 10 mai 1981) et les premières années du septennat (au 15 septembre 1984), Coluche tente de revenir à une certaine stabilité et revient habiter son domicile parisien, le 16 septembre 1984, dans sa maison rue Gazan. Ayant été témoin des évènements populaires comme la marche des beurs et « Convergence 84 », il participe le 15 octobre 1984 avec Harlem Désir, à la création de SOS Racisme.

En mars 1985, il s'engage également durant quatre mois, contre la famine en Éthiopie en interprétant avec d'autres artistes, la chanson SOS Éthiopie organisée par l'association Chanteurs sans frontières avec des chanteurs français célèbres des années 1980 (Daniel Balavoine, Jean-Jacques Goldman…).

Le 15 juin 1985, il participe et coanime avec Guy Bedos, le concert de SOS Racisme de la place de la Concorde. De plus, il organise un gigantesque canular, le 25 septembre 1985 relayé par les médias français; le mariage de Coluche et de Thierry Le Luron, « pour le meilleur et pour le rire », parodiant le très coûteux et médiatique mariage d'Yves Mourousi à travers une vision revisitée et avant-gardiste du mariage homosexuel.

Comme beau-frère de René Metge, ayant retrouvé la santé et la forme, il saisit l'opportunité de s'engager sur le Paris-Dakar, en raison de sa passion pour les sports mécaniques. Quelques mois plus tard, il bat le record du monde à moto de vitesse du kilomètre lancé sur piste, le 29 septembre 1985, atteignant 252,087 km/h sur le circuit de Nardò, au guidon de la Yamaha 750. Il prévoit alors de tenter à nouveau cette compétition pour améliorer son propre record du monde mais son accident mortel de juin 1986 ne le lui permettra pas.

En s'engageant à rester fidèle à la ponctualité de ses rendez-vous, il entame son retour à la radio. Du 8 juillet 1985 au 19 mars 1986 (de 11 h à 12 h 30 en juillet et de 16 h 30 à 18 h à partir du mois d'août), il anime l'émission « Y'en aura pour tout le monde » sur Europe 1 avec Maryse ainsi que Coluche 1 faux sur Canal+. En parallèle, un projet se dessine alors pour lui, celui des Restaurants du cœur.

Le 26 septembre 1985, il conçoit et lance le projet des Restos du Cœur sur Europe 1 en déclarant : « J'ai une petite idée comme ça, si des fois y a des marques qui m'entendent, je ferai un peu de pub tous les jours. Si y a des gens qui sont intéressés pour sponsorer une cantine gratuite qu'on pourrait commencer par faire à Paris ». La première campagne se déroule du 14 décembre 1985 avec l'ouverture du premier resto, jusqu'au 21 mars 1986, jour de la fermeture annuelle.

Pour préparer son nouveau spectacle (prévu pour la rentrée de septembre au Zénith de Paris), il s'établit dans les Alpes-Maritimes à proximité de la Côte d'Azur (Châteauneuf-Grasse, près d'Opio). Il enregistre des maquettes abouties de plusieurs sketches sur une cassette audio (Les Hommes Politiques, Les Journalistes, L'Administration, Les Sportifs…) qu'il fait parvenir à son producteur, Paul Lederman. Ce spectacle devait en principe durer 40 jours (à partir 23 septembre). Il devait interpréter un chômeur en étant déguisé en Zorro. Sur l'affiche, était imprimé « Le nouveau spectacle de Coluche au Zénith », dont transcrit : « Y en aura pour tout le monde ». Une partie de ces sketches sera éditée ultérieurement ; on entend distinctement que les rires en fond ne sont pas ceux d'une grande salle à laquelle Coluche est alors habitué. Vingt ans après les faits, Fred Romano, sa compagne d'alors, déclare dans une interview que certains de ces enregistrements auraient disparu durant les semaines qui ont suivi l'accident.

Au Cinéma, Coluche qui n'avait pas tourné depuis 1984 (son dernier film, Le Fou de guerre sortira en 1985) était attendu au casting du film de Jean-Pierre Mocky, Le Miraculé, où Paul Lederman avait obtenu l'accord par écrit de Coluche pour participer au casting du film, où l'acteur Michel Blanc devait aussi postuler. Finalement, le film Le Miraculé sortira en 1987, mais avec Michel Serrault et Jean Poiret, Michel Blanc étant finalement retenu pour le tournage du film Tenue de soirée de Bertand Blier, auquel Coluche ne participera pas non plus. Travailler avec Bertrand Blier l'aurait sans doute fait revenir aux années douloureuses des années 1982-1983 où, après des hésitations, il avait quand même participé au film de Bertrand Blier, La Femme de mon pote (il devait y jouer avec Patrick Dewaere, Miou-Miou avait refusé de participer).

En 1984, Coluche participa au casting du film Jean de Florette de Claude Berri, pour le rôle du personnage d'Ugolin, mais Coluche ne fut pas retenu, car Claude Berri recherchait un personnage plus singulier, qui sera finalement interprété par Daniel Auteuil. En revanche, au casting de ce film, il fit davantage connaissance avec une grande star qui, elle, sera retenue pour le rôle du "Papet", Yves Montand, que Coluche n'avait jusqu'à présent rencontré que brièvement, ou plutôt croisé, lors d'émissions enregistrées à la télévision. Les deux hommes s'appréciaient, et Coluche apprend qu'Yves Montand était d'origine italienne, et d'un milieu modeste, tout comme lui, d'autant que les deux hommes avaient la scène en commun. Si Coluche ne fut pas pris pour le film, Yves Montand trouvera des mots réconfortants pour son nouvel ami, contribuant même sans doute à lui redonner l'envie de refaire de la scène, et d'écrire un nouveau spectacle. Cette rencontre sera très importante pour Coluche, car Yves Montand participera à l'aventure des restaurants du cœur, et ouvrira de grandes portes au projet de Coluche, en le rapprochant de hauts hommes politiques influents d'alors, et surtout, lui ouvrant plus ou moins les portes de la Présidence de la République, en lui donnant l'occasion de rencontrer François Mitterrand en 1985. La période de dépression de Coluche semblait faire une pause à cette époque précise, et à défaut de spectacle, Coluche s'investit à la radio, en 1985 et 1986, à Europe 1, et sur Canal+, la nouvelle chaine payante, ou il anime "Coluche 1 faux", ou il se mettait en scène en des sketches souvent improvisés, comme à l'époque du Café-Théâtre.

Mort

Le 19 juin 1986, Coluche, accompagné de deux de ses amis, Ludovic Paris et Didier Lavergne, quitte Cannes à 16 h 15 pour rentrer à Opio sur une moto (Moto Honda 1100 VFC, siège rouge et carrosserie noire). Il trouve la mort sur le trajet entre ces deux localités à 16 h 35 ; soit à moins de quatre kilomètres de la villa qu'il a louée et qu'il doit quitter, d'après Philippe Boggio, le lendemain. Conformément aux résultats de l'enquête de gendarmerie et contrairement aux déclarations du chauffeur du poids lourd à l'origine de l'accident, si Coluche ne porte pas de casque (accroché au guidon) durant ce trajet, il roule à vitesse modérée ; soit, selon l'expertise, à environ 60 km/h, en-deçà des 90 km/h maximaux autorisés. Dans une ligne droite entre deux virages, le camion en face lui coupe brusquement la route (selon ses deux amis derrière lui, sur la route de Grasse, Départementale 3 entre Valbonne et Châteauneuf-Grasse. Le drame survient en fin de ligne droite, peu avant le croisement de la route de Cannes et du chemin du Piol à Opio alors que le camion, un semi-remorque benne chargé de gravats provenant de la gendarmerie de Grasse, tournait vers une décharge. Le choc se produit entre 16 h 30 et 16 h 35, heure de la mort selon l'Agence France-Presse. Pourtant motard expérimenté, l'humoriste ne peut rien faire, sinon braquer le guidon de sa moto pour l'éviter, espérant passer sous le camion mais il ne réussit pas cette manœuvre. Sa tête percute l'avant droit du véhicule, au niveau du phare. Le choc violent lui est fatal.

Les circonstances entourant cet accident vont donner lieu à plusieurs rumeurs d'assassinat. Un ouvrage, publié en 2006, décrit les conditions dans lesquelles l'intervention de la gendarmerie locale et l'enquête policière ont été menées en 1986 : Coluche, l'accident de Jean Depussé et Antoine Casubolo. De plus, le livre précise que l'enquête est alors dirigée par le juge Jean-Paul Renard, dont les auteurs indiquent qu'il sera aussi impliqué dans l'affaire du tribunal de Nice et dont les pratiques locales considérées comme peu déontologiques ont entraîné une condamnation et de lourdes sanctions du conseil de discipline, à la suite d'un rapport officiel accablant.

Très longtemps resté silencieux, Albert Ardisson, le chauffeur impliqué dans l'accident, dit publiquement avoir été traumatisé par l'événement, en répondant au reporter Olivier Porri-Santoro pour la première fois dans une très courte interview parue dans un hebdomadaire local de Nice, Le Petit Niçois, en juin 2013. Chauffeur poids lourd à la retraite, il ne livre toutefois aucun détail de l'accident.

Coluche est inhumé le mardi 24 juin 1986 à 10 h 30, au cimetière de Montrouge, dans le 14e arrondissement parisien, près de la porte d'Orléans. De nombreuses personnalités de l'industrie du spectacle sont présentes à son enterrement. La cérémonie funéraire est célébrée par l'Abbé Pierre, lequel déclare alors : « Si vous entendez quelqu'un dire qu'il ne respectait rien, dites-leur que ce n'est pas vrai ! Je suis témoin ».

À une centaine de mètres de l'accident, à hauteur du carrefour du Piol, entre Opio et Valbonne, un lieu de recueillement est aménagé et fait l'objet d'un rassemblement annuel de motards, au mois de juin. Une peinture murale représentant Coluche est peinte sur une petite bâtisse abritant un transformateur électrique. À côté se trouve une stèle, régulièrement fleurie par des riverains et visiteurs. Le carrefour du Piol a été rebaptisé « rond-point Coluche » le 23 juin 2013.

La bataille autour de l'héritage de Coluche commence dès sa mort, ses deux fils Marius et Romain Colucci (qui ont d'abord refusé la succession, « à cause des dettes colossales », puis ont accepté l'héritage au début des années 1990) étant en conflit ouvert avec Paul Lederman, l'imprésario-producteur de l'humoriste37. Cette bataille prend une dimension juridique quand Marius et Romain assignent la société de production de Paul Lederman en justice, d'abord au civil en 1998, puis au pénal en 2009. Le conflit porte sur les redevances des droits d'auteur attachés à l'exploitation des enregistrements phonographiques de Coluche, son ex-femme Véronique Kantor ayant reçu la totalité de ces redevances pour la période de leur mariage et ayant cédé ces droits en 1988 à Lederman moyennant une contrepartie financière.

 

Travail humanitaire

Coluche crée l'association humanitaire des Restos du Cœur en 1985.

Célèbre comme humoriste, il est également connu comme le fondateur des Restos du Cœur. Issu d'un milieu défavorisé (« Je ne suis pas un nouveau riche, je suis un ancien pauvre »), il a pris conscience de grosses défaillances en France, pour l'entraide envers les plus démunis; cette association étant conçue pour provisoirement pallier les carences. Cependant, l'histoire de la misère sociale de la France a rendu son initiative pérenne. Il est également à l'origine d'une loi dite « Loi Coluche », votée en 1988. Cette loi permet à un particulier ou à une entreprise qui souhaite faire un don à certains organismes d’aide aux personnes en difficulté, de déduire, dans une certaine limite, 75 % de la somme donnée de ses impôts.

Sa célèbre salopette bleue et blanche qu'il arbore depuis le début de sa carrière d'humoriste, provient du mouvement Emmaüs. Devenu célèbre, il « renvoie l'ascenseur » à l'association humanitaire, en remettant un chèque d'un montant élevé, solde des dons réunis pour les Restos du Cœur à son fondateur, l’Abbé Pierre.

 

Hommages

Émissions de télévision

En 1989, La Cinq diffuse plusieurs sketches chaque soir de la semaine, avant et après le journal de 20 heures, sous le titre « C'est l'histoire d'un mec... ».

En avril 1991, sur La Cinq, « Coluche-Le Luron pour toujours » ou « Coluche, Le Luron, est-ce bien raisonnable ? » présente de nombreux sketches et extraits de spectacles des deux comiques puis se termine par la parodie de mariage en public de Coluche avec Thierry Le Luron.

En 2006, en hommage à Coluche pour les vingt ans de sa mort, sont passés à la télévision trois documentaires : Coluche, toujours 20 ans, reprenant les meilleurs de ses sketches, avec comme interprète Didier Gustin (réalisateur Guy Job), Coluche, la France a besoin de toi ! de Eric Guéret (celui-ci étant plus axé sur sa vie personnelle et familiale) et Coluche : une mort sans réponse (voix off de Philippe Labro) est plus basé sur sa mort.

En août 2008, sur France 2, Laurent Delahousse propose une numéro de l'émission « Un jour, un destin » consacré à Coluche.

En avril 2011 à l'occasion des 25 ans de sa mort, sur France 5, Marie Drucker présente trois émissions consacrées à Coluche dans le cadre de la série « C'est notre histoire » ainsi qu'une grande soirée Coluche avec deux documentaires sur Paris Première.

En novembre 2011 et rediffusion en mars 2013, sur France 3, "Coluche, un clown ennemi d'État", documentaire unitaire 56 minutes, réalisateur Jean Louis Perez, France 3

En février 2012 et rediffusé en octobre 2012, sur TMC, Laurence Boccolini présente « Éternel Coluche », émission en deux volets, consacrée à l'artiste.

En septembre 2012, France 4 diffuse « Coluche, l'histoire d'un mec », suivi de « Coluche, l'ami public numéro 1 ».

En mai 2014 à cette occasion (et ce même mois), un documentaire sur la chaîne D8 a été diffusé, Du Schmilblick aux Restos du cœur : la folle histoire de Coluche (23 mai de 20 h 50 à 22 h 45, rediffusé le 25 à 18 h 35 et le 1er juin à 22 h 45) ; fêtant de façon posthume le 19 mai 1974, jour de sa première apparition sur la scène télévisée et retraçant sa vie.

À l'occasion du trentième anniversaire de sa mort, plusieurs chaînes proposeront des émissions et des documentaires sur Coluche.

 

Film

Le 15 octobre 2008, Coluche, l'histoire d'un mec, un film réalisé par Antoine de Caunes et portant sur les événements autour de la candidature de Coluche lors de l'élection présidentielle française de 1981 sort en salle. François-Xavier Demaison en est l'acteur principal. Le film est vu par 540 005 spectateurs en France.

Musique

Gérard Lenorman ; clin d'œil à Coluche de son vivant, dans la chanson Si j'étais Président (1980) : « Coluche, notre ministre de la rigolade, imposerait des manèges, sur toutes les esplanades… »

Renaud, ami proche (Coluche est aussi le parrain de sa fille Lolita) ; quelques jours à peine après sa mort, le chanteur lui dédie la chanson « Putain de camion ». Un album du même nom sort deux ans plus tard. Quelques années auparavant et signé sous son patronyme Michel Colucci, Coluche a composé pour Renaud, le titre « Soleil immonde », paru sur l'album le retour de Gérard Lambert sorti en 1981. Renaud cite également son ami artiste dans la chanson Mon bistrot préféré, dans la chanson Petite ainsi que dans La vie est moche et c'est trop court.

Gogol Premier, chanteur de punk français, signe la chanson Mais qui va nous faire marrer (juin 1986) quelques heures  après la mort de Coluche. Gogol Premier apparaît par ailleurs, dans le film Tchao Pantin de Claude Berri.

Jean-Luc Lahaye lui rend hommage dans le titre J' t'aime quand même (Tchao Coluche), face B du 45 tours Il faudrait que tu reviennes toutes deux extraites de l'album Flagrant délit tendresse (septembre 1986).

Vulcain, groupe de heavy metal français, signe la chanson Jeudi 19 juin dans l'album Big Brothers (1986) en souvenir du jour de sa mort.

Les VRP font allusion à Coluche dans leur chanson Mardi Gras (1989) : « Vivement mardi gras,  avec un faux Coluche qui essaye de vous faire marrer  C’est l’histoire d’un mec… »

Bérurier Noir dans leur chanson On a faim (1990) : « salut même aux Restos du cœur, c'est tout de même mieux que chez les bonnes sœurs. »

Les Wriggles parlent de la mort de Coluche dans leur chanson Le complot (1994) : « Vous croyez que Coluche est mort bêtement écrasé par un camion ? »

Carlos : Colucci (1997).

Monsieur R évoque Coluche dans sa chanson Quoi, Ma Gueule ? (2000) : « Aussi connue que les conneries de Coluche. »

Don Choa évoque Coluche et Les Restos du cœur dans sa chanson Jungle de Béton (2007) : « Seul Coluche t'invite au resto.

Jordy évoque Coluche dans sa chanson Diplomate (2008) : « J'aimerais rejoindre John, Coluche, Gainsbourg mais je crois pas aux anges, au paradis et à tout ça. »

Les Fatals Picards critiquent les Enfoirés dans leur chanson C'est l'histoire d'une meuf (2009) : « T'espères au moins que sur le refrain c'est toi qui tiens Coluche par la main". »

Soprano dans sa chanson Hiro (2010) lui rend hommage en affirmant vouloir « remonter le temps pour crever les pneus de sa moto ».

La Fouine parle des Restos du cœur de Coluche dans sa chanson Débuter en bas (2011) : « Cache tes courses maman quand tu reviens de chez Coluche. »

Black M évoque Coluche dans sa chanson Je Fonce (2013) : « J'vais te faire pleurer, te distraire, comme Coluche. »

Rockin Squat évoque Coluche dans sa chanson Triste Paris (2010) : « Coluche et Leluron au paradis doivent devenir dingues. »

 

Autre

L'astéroïde Coluche est nommé en son honneur.

Fleurs

Une variété de rose, est nommée Rose 'Coluche' en son honneur. On peut la voir par exemple dans la roseraie du parc du Thabor à Rennes.

Monuments

Une statue de Coluche au Vigan, dans le Gard, installée dans un parc de la ville.

Plaque commémorative sur la route d'Opio.

Une statue, du sculpteur Guillaume Werle, représentant sa célèbre salopette est inaugurée le mardi 14 juin 2011 à Montrouge, place de la Libération.

 

Noms d'établissements

Centre aéré Michel-Colucci à Château-Renault (Indre-et-Loire).

École Coluche à Val-de-Reuil (Eure).

Espace Coluche à Athis-Mons.

Espace Coluche à Genlis (centre social).

Espace Colucci à Montrouge (cinéma, théâtre).

Écoles maternelle et élémentaire Michel-Colucci à Metz (Moselle).

La salle Coluche à Compans.

La salle Coluche à Hondschoote (Nord).

La salle Coluche à Loon-Plage.

La salle Coluche à Rang-du-Fliers.

Le centre social Michel-Colucci à L'Isle-d'Abeau.

Le cinéma Le Coluche à Istres.

Le collège Michel-Colucci de Rougemont-le-Château, Territoire de Belfort, inauguré le 7 novembre 2006 en présence de la veuve de Coluche. Choix des élèves et non du maire.

Le Studio Coluche de la radio Europe 1.

Le théâtre Espace Coluche de la ville de Plaisir.

Maison de quartier Coluche à Romans-sur-Isère.

Maison Michel-Colucci à Arras.

Maison Michel-Colucci à Longjumeau.

Maison pour tous Michel-Colucci à Montpellier.

Pôle multiservice Michel-Colucci Carrières-sous-Poissy.

Salle Michel-Colucci à Chauconin-Neufmontiers (Seine-et-Marne).

Salle Michel-Colucci à Divion (Pas-de-Calais).

Le petit théâtre Coluche à Marmande (Lot-et-Garonne).

Odonymes

La place Coluche à Blotzheim.

La place Michel-Colucci à Cogolin.

La rue Coluche à Maizières-lès-Metz, Annœullin, Cherbourg-Octeville, Châtellerault et Noyal-Châtillon-sur-Seiche.

La rue Michel-Colucci « dit Coluche » à Chambly (Oise).

La rue Michel-Colucci à Écuelles.

La rue Michel-Colucci dit Coluche à Montpellier.

La rue Michel-Colucci à Olonne-sur-Mer.

La rue Michel-Colucci à Béziers57.

Le 5 novembre 2002, une intersection à la limite des 13e et 14e arrondissements de Paris, entre la rue d'Alésia et la rue de Tolbiac est nommée place Coluche.

Le parc Michel-Colucci à Vitrolles et Chenôve.

Le square Coluche à Besançon.

L'avenue Coluche à Cajarc.

L'avenue Michel-Colucci à Vauréal.

L'allée Michel-Colucci à Bazincourt-sur-Epte.

L'espace Coluche à Clichy59.

L'arrêt de bus Coluche à Ronchin.

Chansons

Auteur et coauteur

Soleil immonde, écrite pour Renaud (1981). Parue cette même année dans l'album Le retour de Gérard Lambert.

Misère (1978)

La Guitare enragée (1979)

Quand je la vois (quel émoi)

Avec Xavier Thibault : J'y ai dit viens

J'suis l'andouille qui fait l'imbécile

Je suis un voyou

The blues in Clermont-Ferrand

Quand je serai grand

Je veux rester dans le noir

Oh ! Ginette

Noël

Reviens, va-t'en

Avec Patrick Olivier : Sois fainéant (Ou conseil à un nourrisson)

Stéphane Maréchal

Avec Alain Pellet : Oh ! Que c'est beau (biguine)

Interprète[modifier | modifier le code]

J'tape un doigt (d'Alcouff, D'Onorio et Pinzano).

La Chanson des Restos, écrite par Jean-Jacques Goldman (paroles et musique).

La salsa du démon (Coluche remplace durant une certaine période, le chanteur Jacques Delaporte, interprète de Belzébuth).

Quand je serai grand j'veux être con (Michel Colucci / Xavier Thibault).

On n'est pas là pour se faire engueuler (de Boris Vian et J. Walter).

Filmographie

Comme réalisateur

1977 : Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine

Comme acteur

Années 1970

1970 : Le Pistonné de Claude Berri : Marquand

1970 : Peau d'Âne (non crédité) de Jacques Demy : un paysan injurieux

1971 : Laisse aller, c'est une valse de Georges Lautner : le patron du café (crédité «Colhuche»au générique)

1971 : Madame, êtes-vous libre ? (téléfilm) : Georges

1973 : Elle court, elle court la banlieue de Gérard Pirès : Bouboule

1973 : L'An 01 de Jacques Doillon : le chef du bureau

1973 : Themroc de Claude Faraldo : Le jeune voisin/un ouvrier/un flic

1973 : Le Grand Bazar de Claude Zidi : le visiteur de l'appartement

1973 : La Ligne de démarcation (feuilleton) de Jacques Ertaud : l'évadé (1 épisode)

1975 : Salavin d'André Michel (téléfilm): Tastard

1975 : La Cloche tibétaine (téléfilm) de Serge Frydman, Michel Wyn : Cécillon

1976 : Apparition dans L'ordinateur des pompes funèbres de Gérard Pirès

1976 : Les Vécés étaient fermés de l'intérieur de Patrice Leconte : l'inspecteur Charbonnier

1976 : L'Aile ou la Cuisse de Claude Zidi : Gérard Duchemin

1977 : Drôles de zèbres de Guy Lux : le chef des cuisines

1977 : Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine de (et avec) Coluche et Marc Monnet : le roi Gros Pif

Années 1980[modifier | modifier le code]

1980 : Inspecteur la Bavure de Claude Zidi : Michel Clément

1980 : Reporters de Raymond Depardon : lui-même

1981 : Signé Furax de Marc Simenon : l'agent double 098/099

1981 : Le Maître d'école de Claude Berri : Gérard Barbier

1982 : Elle voit des nains partout ! de Jean-Claude Sussfeld : un hallebardier

1982 : Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ de Jean Yanne : Ben-Hur Marcel /Aminemephet

1983 : Banzaï de Claude Zidi : Michel Bernardin

1983 : La Femme de mon pote de Bertrand Blier : Micky

1983 : Tchao Pantin de Claude Berri : Lambert

1983 : Soleil, Soleil (Vidéo-clip du chanteur Ahmed Fakroun) de Jean-Baptiste Mondino : Un téléspectateur

1984 : Le Bon Roi Dagobert de Dino Risi : Dagobert 1er

1984 : La Vengeance du serpent à plumes de Gérard Oury : Loulou Dupin

1984 : Les Rois du gag de Claude Zidi : Georges

1985 : Sac de nœuds de Josiane Balasko : Coyotte

1985 : Le Fou de guerre de Dino Risi : Oscar Pilli

1986 : Les restaurants du cœur (Vidéo-clip) : lui-même

Bibliographie

Frank Tenaille, Le Roman de Coluche, éditions Seghers, 259 p., 1er octobre 1986.

Ludovic Paris, Aldo Martinez et Jean-Michel Vaguelsy, Coluche, à cœur et à cris, (Éditions no 1, 1987 et Le Livre de poche, 1995).

Philippe Boggio, Coluche, l'histoire d'un mec, éditions Flammarion, 1991, 1999 et 2006.

Manuel Devilliers, Coluche : du rire au cœur, éditions Desclée de Brouwer, 135 p., 3 mai 1996.

Robert Mallat, Coluche, Devos et les autres, éditions de l'Archipel, 1997.

Ludovic Paris et Dominique Delpierre, Coluche, cet ami-là, éditions Michel Lafon, 212 p., 2001.

Jean-Michel Vaguelsy, Coluche, roi du cœur, éditions Plon, 261 p., 2002.

Bernard Pascuito, Coluche, le livre du souvenir, Sand & Tchou, (1er mars 1996 et 7 février 2003).

Coluche, l'aristo du cœur de Sam Bernett, hors série Télérama, Albin Michel (Nostalgie éditions), 103 p, 1er avril 2006.

Jean Depussé et Antoine Casubolo, Coluche, l'accident. Éditions Privé, 2006.

Coluche, c'est l'histoire d'un mec, article d'Éric Pincas, paru dans l'Historia de juillet 2006.

Romain Frétar, Coluche : L'Arme au Cœur, (éditions du Rocher: Éditions Alphée), 184 p., 1er octobre 2009.

Sandro Cassati, Coluche : du rire aux larmes, City Editions, 234 p., 29 juin 2011.

Spécial Coluche, Star Fan no 9, Lafont presse, 100 p., nov-déc.2011/janvier 2012

Nasserdine Ait Ouali (sous la direction de Michel Costantini), Coluche, l'humour et la politique, thèse de doctorat de littérature française, université Paris 8, 402 p., 2012.

C'est pas plus mal que si c'était pire, magazine Schnock no 9, 4 décembre 2013.

Nasserdine Ait Ouali, Coluche : politique et comique, Ed. L'Odyssée, Tizi Ouzou (Algérie), 285 p., 2016.

Discographie

Un CD parut en 1991 regroupant les meilleurs extraits de l'émission "l'humour continue pendant les travaux" de Coluche sur RFM.

L'intégrale de ses sketches est rééditée en 1996 dans un coffret de sept CD, sous le nom Coluche intégral. Le coffret prend la forme et le graphisme d'un carton de lessive.

Un coffret de trois DVD Coluche : Ses plus grands sketches, Tf1 Vidéo, 2002.

Un DVD regroupe les meilleurs moments de ses deux passages au Jeu de la vérité de Patrick Sabatier, Tf1 Vidéo, 2001.

Un coffret Vive la guerre regroupant les DVD Coluche 1 faux volumes 1 à 3 ainsi que les manuscrits originaux de l'opéra sur le thème de la guerre écrit en 1986 par Coluche mais jamais interprété en public, une série de photos rares de Coluche et les paroles des chansons de l'opéra, Studiocanal, 2011.

Ouvrages

Coluche, illustré par Reiser, Y’en aura pour tout le monde.

Coluche, Ça roule ma poule.

Coluche, Elle est courte mais elle est bonne.

Coluche, Et vous trouvez ça drôle ?

Coluche, L'horreur est humaine.

Coluche, Pensées et anecdotes.

Coluche, La France pliée en quatre, Paris, éditions Calmann-Lévy, 42 p., 1981.

Cahiers du cinéma no 386 (retrace l'histoire du cinéma français dans la vie de Coluche) et Le Nouveau Détective no 197 de cette même année (dont des pages sont consacrées au derniers jours de l'humoriste à Opio).

« Coluche en Bd et Images », Moto Journal no 755 du 26 juin 1986 (expliquant de façon détaillé son accident le 19 juin 1986) et Coluche, c'est l'exploit d'un mec (de Jean Graton, d'Éric Courly et Bruno Gillet), chez Graton éditeur en 1999 et rééditée en 2011, raconte sa vie de sa naissance jusqu'à son décès.

"Coluche, c'est l'histoire d'un mec..." (de Jaxques Lanzemann, Laurent Joffrin et Serge July), Solar Sygma 1986.

Jean Waquet, Coluche, Soleil Productions, 79 p., 2006.

Coluche, Le Best of Coluche, Le Cherche midi, 2006, 234 p. et 1 DVD, Recueil d'entretiens donnés à la presse et à la radio.

Coluche par Coluche, préfacé par Philippe Vandel, éditions Le Cherche midi, 238 p., 2004.

Coluche, le pavé, préfacé par Pierre Bénichou, Le Cherche-midi, 525 p., 2010.

Coluche, le roi du gag par Christian Dureau, Éditions Didier Carpentier, 2011.

Coluche, une vie d'enfoiré, éditions Jungle, 2014 (Bd faite pour les 70 ans de Coluche).

 

Sketches

 

Liste non exhaustive :

1974 : C'est l'histoire d'un mec

1974 : Gugusse

1974 : Je me marre

1974 : La manifestation

1974 : La procession télévisée

1974 : Le CRS arabe

1974 : Le match France-Angleterre

1975 : J'suis l'andouille qui fait l'imbécile (chanson)

1975 : J'y ai dit... viens (chanson canadienne) (chanson)

1975 : Je suis un voyou (chanson)

1975 : Je veux rester dans le noir (chanson)

1975 : L'ancien combattant

1975 : L'auto-stoppeur

1975 : Le blouson noir

1975 : Le flic

1975 : Le schmilblick

1975 : Mes adieux au music-hall

1975 : Quand je serai grand (chanson)

1975 : Quand je la vois (Quel émoi) (chanson)

1975 : Tel père, tel fils (Gérard)

1975 : The blues in Clermont-Ferrand (chanson)

1976 : La gym

1976 : Le cancer du bras droit

1976 : Le Temps des cerises

1976 : Poème : noir !

1977 : Et puis y’a la télé

1977 : J'ai pas dit ça sur les sportifs

1977 : Je suis bien content d'être en France

1977 : La bagarre

1977 : Le clochard analphabète (Le philosophe arabe)

1977 : Les militaires

1977 : Oh ! Que c'est beau (chanson)

1977 : On n'a pas eu d'bol !

1977 : Les Français parlent aux…

1977 : Moi ça va

1977 : Mon papa

1978 : Misère (chanson)

1978 : On n'est pas là pour se faire engueuler (chanson)

1978 : Qui perd, perd

1978 : Stéphane Maréchal (chanson)

1979 : La guitare enragée (chanson)

1979 : Le permis de conduire

1979 : La politique (En politique, on est 'achement balèze)

1979 : La publicité

1979 : Le syndicat : le délégué

1979 : Le viol

1979 : Les papes (Jean-Paul II et Jean Retiens I) (chanson)

1979 : Sois fainéant (ou conseils à un nourrisson) (chanson)

1980 : Fâché avec tout le monde

1980 : J'm'en fous

1980 : L'étudiant

1980 : Les hommes politiques[réf. nécessaire]

1980 : Les vacances

1980 : Revue de presse

1980 : Si j'ai bien tout lu Freud

1980 : Votez nul !

1981 : J'tap' un doigt (chanson)

1982 : La fanfare

1982 : Trois-Quatre

1982 : Un train peut en cacher un autre

1986 : Jean-Marie

1986 : L'administration

1986 : La lettre à la secu

1986 : La politesse

1986 : La pute

1986 : Le chômeur

1986 : Les discours en disent long (ou silence on mange pour vous)

1986 : Médecins sans diplôme

1986 : P.C. C.G.T. Russie - Pologne

1986 : Y s'foutent bien de notre gueule

1981 : Je n'sais plus

L'audition

La informacion libre

La musique classique

Les dinosaures

Les journalistes

Noël (chanson)

Oh ! Ginette (chanson)

Reviens va-t'en (chanson)

Un homme averti en vaut 2

Vous qui l'avez bien connu (Sketch à la télévision, avec Eddy Mitchell)

 

INFOS

 

Nom de naissance : Michel, Gérard, Joseph, Colucci.

Alias : Coluche

Nationalité : Française

Date et lieu de naissance : 28 octobre 1944 Paris 14ème arrondissement

Date et lieu du décès : 09 juin 1986 à Opio, Alpes-Maritimes

Cause du décès : Accident de moto à 41 ans

Conjoint : Véronique Kantor (de1975 à 1981), Fred Romano (de 1981 à 1986).

 

 

 

CITATIONS DE COLUCHE

 

Le suicide, c'est une vengeance personnelle, et moi, personnellement, je ne m'en veux pas.

Ce serait raciste de penser que les étrangers n'ont pas le droit d'être cons.

Ma mère me disait: «Si tu sors dans la rue, fais bien attention qu'il ne t'arrive rien.» Mais s'il ne t'arrive rien, c'est ce qui peut arriver de pire quand t'es môme.

La navette qui a explosé avec sept hommes dedans: si ç'avait été sept singes, les expériences seraient interdites.

Quand un artiste dit qu'on ne lui a pas donné sa chance, il devrait aussi compter le nombre de fois où la chance s'est déplacée pour rien.

On croit que les rêves sont faits pour être réalisés. C'est le problème des rêves. Les rêves sont faits pour être rêvés.

Les femmes seront les égales des hommes le jour où elles accepteront d'être chauves et de trouver ça distingué.

Le pape annonce qu'il n'ira pas à Lourdes parce qu'il est malade. C'est formidable, non? Les gens eux, y vont justement parce qu'ils sont malades.

Le mois de l'année où le politicien dit le moins de conneries, c'est le mois de février, parce qu'il n'y a que vingt-huit jours.

La politique, c'est pas compliqué, il suffit d'avoir une bonne conscience, et pour cela il faut juste avoir une mauvaise mémoire!

L'argent ne fait pas le bonheur des pauvres. Ce qui est la moindre des choses.

Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça.

Dieu, c'est comme le sucre dans le lait chaud. Il est partout et on ne le voit pas. Et plus on le cherche, moins on le trouve.

Dieu a créé l'homme à son image, et la gonzesse à l'idée qu'il s'en faisait, ça peut paraître dégueulasse, mais ça partait d'un bon sentiment.

De tous ceux qui n'ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent.

C'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont raison!

A quoi ça sert, le pouvoir, si c'est pour ne pas en abuser?

Un chef, c'est un type qui a une mentalité d'employé mais qui ne veut pas le rester.

Tout le monde a des idées: la preuve, c'est qu'il y en a de mauvaises.

Tout ce qui m'intéresse, soit ça fait grossir, soit c'est immoral!

Si vous ne faites pas aujourd'hui ce que vous avez dans la tête, demain, vous l'aurez dans le cul.

Si j'ai l'occasion, j'aimerais mieux mourir de mon vivant !

 

Coluche s'en est allé le 9 juin 1986.

 

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