Bourvil devrait avoir : 99 ans

Bourvil, de son vrai nom André Robert Raimbourg, est un acteur et chanteur français, né le 27 juillet 1917 à Prétot-Vicquemare (Seine-Maritime) - mort le 23 septembre 1970 à Paris XVIe.

 

JEUNESSE ET DEBUT DE CARRIERE

André Raimbourg, alias Bourvil (ou durant la « Débâcle », à Arzacq en juin 1940, et en 1941-début, Andrel en référence à Fernandel qu'il admirait), n'a jamais connu son père, tué durant la Grande Guerre. Il passa son enfance avec sa mère et le nouveau mari de celle-ci, un agriculteur nommé Ménard, dans le village de Bourville. Son cousin germain, Lucien Raimbourg, étant déjà dans le métier, il prit un nom de scène afin d'éviter toute confusion et choisit "Bourvil" en référence au village de son enfance.

Il épousa Jeanne Lefrique (1918-1985) le 23 janvier 1943 avec qui il eut deux fils :

Dominique Raimbourg (né le 28 avril 1950), avocat pénaliste, conseiller municipal de Saint-Sébastien-sur-Loire et député de Loire-Atlantique.

Philippe Raimbourg (né le 18 mars 1953), professeur de finance à l'université Paris Panthéon-Sorbonne et à l'ESCP Europe.

Après un apprentissage de boulanger, il partit en région parisienne pour tenter une carrière musicale, qu'il commença par des radio-crochets. Jeune artiste en quête de succès, il s’installe avec son épouse, à Vincennes dans un minuscule appartement de la rue des Laitières, au septième étage, sous les toits (il y restera jusqu’en 1947).

Il enchaîna ensuite avec des numéros de « comique-paysan » (dérivé du comique troupier), mais c'est avec la chanson Les Crayons que sa carrière débuta vraiment en 1945. C'est d'ailleurs avec cette chanson qu'il fit sa première apparition au cinéma, en 1945 dans La Ferme du pendu, de Jean Dréville

UN ACTEUR DE LA GENTILLESSE

Le jeu comique de Bourvil a reposé principalement sur des rôles de gentils, parfois un peu bêtes ou naïfs, comme les rôles qu’il a tenus face à l’énergique Louis de Funès : le personnage incarné par Bourvil parvient toujours, par sa gentillesse, non seulement à faire rire, mais aussi à échapper aux manipulations des personnages machiavéliques interprétés par de Funès.

Bourvil a cependant tenu des rôles plus dramatiques, comme l’homme à tout faire dans L'Arbre de Noël, dans lequel il aide un petit garçon atteint d'une leucémie à assouvir sa passion pour les loups. Dans ce film comme dans les films comiques, le spectateur peut facilement s’identifier au personnage joué par Bourvil, car c’est un homme simple. Dans Le miroir à deux faces, son jeu est méconnaissable : face à Michèle Morgan, il incarne un homme qui manipule une femme laide pour pouvoir l'épouser, puis lorsque celle-ci devient belle grâce à une opération, il devient ignoble avec elle, jusqu'à la harceler et lui retirer ses enfants. On peut enfin citer son rôle de Thénardier dans l’adaptation cinématographique des Misérables, ou encore son avant-dernier rôle, celui d’un commissaire de police dans Le Cercle rouge.

Bourvil était un homme très cultivé. Son ami Georges Brassens, qui habitait non loin de Montainville dans un village appelé le Val des Quatre Pignons, confiait qu’il était le parfait honnête homme, façon XVIIe siècle et lui suggérait des lectures. Il partageait avec Brassens une connaissance encyclopédique sur la chanson française.

Il connaissait aussi Jean-Paul Sartre et on pensa à lui pour la Comédie-Française.

Il reste aujourd'hui une référence pour de nombreux artistes. François Morel et Antoine de Caunes ont notamment réalisé un portrait de lui, en mars 2005, dans le cadre de l’émission télévisée sur le plus célèbre des Français à travers les siècles, classement dans lequel il arrivait en 7e position, gage d’une très grande popularité, 35 ans après sa disparition. Il parlait le français, l'anglais et un peu l'espagnol dans les films qu'il tournait.

Il est parfois désigné par le nom d'« André Bourvil » (il existe d’ailleurs un « Théâtre André Bourvil » à Paris, XIe arrondissement). C'est sous ce nom qu'il apparaît au générique et à l'affiche de l'avant-dernier film qu'il a tourné, Le Cercle rouge. Il remercia Jean-Pierre Melville, le réalisateur, pour avoir mentionné ainsi son prénom.

DECES ET DERNIERS FILMS

Puis en 1967, lors du tournage des Cracks, le couperet tombe. Au faîte de sa gloire, Bourvil apprend qu'il est atteint de la maladie de Kahler, aussi connue sous de le nom de myélome multiple. Ses jours sont comptés. Il vivra en fait trois ans de plus, jusqu'à ce jour du 23 septembre 1970 où il s'éteint, à l'âge de 53 ans. Il venait de terminer le tournage du Cercle rouge avec Alain Delon et Yves Montand. Il repose à Montainville (Yvelines), village où il avait sa maison de campagne.

Son dernier film, tourné juste après Le Cercle rouge, fut Le Mur de l'Atlantique. Ces deux films sortirent quelques semaines après sa mort.

À ses obsèques étaient présents : Alain Delon, Yves Montand, Jean Poiret, Francis Blanche, François Périer, Terry-Thomas, Jean-Paul Belmondo, Gérard Oury, David Niven, Salvatore Adamo, Patrick Préjean, Robert Hirsch, Louis de Funès, Yves Robert, Danièle Delorme, Jean-Pierre Melville, André Hunebelle, Marcel Camus, Jean-Pierre Mocky, Jean Marais, Michèle Morgan, Laurent Terzieff, Lino Ventura, Fernandel, Gilles Grangier, Jean Gabin, Serge Reggiani, Pierrette Bruno, Jean-Claude Brialy, Bernard Blier ou encore Claude Autant-Lara pour ne citer que ceux-là…

Jeanne Lefrique, son épouse, née en 1918, mourut le 26 janvier 1985 dans un accident de voiture, alors qu’elle se rendait de Paris à Montainville sur la tombe de son époux.

RÔLES ET OEUVRES

Bourvil a reçu le prix du meilleur acteur du festival de Venise (la Coupe Volpi) pour son rôle dans le film La Traversée de Paris (d’après l’œuvre de Marcel Aymé). Comédien complet, il a choisi à maintes reprises des rôles traitant de sujets de société, notamment en coproduisant les films avec Jean-Pierre Mocky (La Cité de l'indicible Peur ou La Grande Frousse, La Grande Lessive (!)…). Il a également assuré le doublage de ses films en anglais

FILMS

1941 : Croisières sidérales d'André Zwobada : figuration sous le nom d'Alain Grimor, un scientifique au début du film

1945 : La Ferme du pendu de Jean Dréville : le bourrelier, un villageois et chanteur à la noce

1946 : Pas si bête d'André Berthomieu, Léon Ménard (*), le paysan

1947 : Blanc comme neige d'André Berthomieu : Léon Ménard (*), le jeune paysan veilleur de nuit

1947 : Le Studio en folie, court métrage de Walter Kapps : Bourvil y tient son propre rôle

1947 : Par la fenêtre de Gilles Grangier : Gaston, dit « Pilou », peintre en bâtiment

1948 : Le Bal du comité de défense, court métrage muet, réalisation anonyme : Bourvil y tient son propre rôle

1949 : Le Cœur sur la main d'André Berthomieu : Léon Ménard (*), le bedeau musicien

1949 : Le Roi Pandore d'André Berthomieu : Léon Ménard (*), le gendarme

1949 : Miquette et sa mère d'Henri-Georges Clouzot : Urbain de la Tour-Mirande

 (* : nom du second mari de sa mère, qui l'a élevé)

 

1950 : Le Rosier de madame Husson de Jean Boyer : Isidore, le benêt au prix de vertu

1951 : Seul dans Paris d'Hervé Bromberger : Henri Milliard, le jeune marié

1951 : Le Passe-muraille (Mister Peek a Boo) de Jean Boyer : Léon Dutilleul, modeste fonctionnaire (**) (« Mister Peek a Boo » dans la version anglaise)

1952 : Cent francs par seconde de Jean Boyer : Bourvil est un invité d'honneur

1952 : Le Trou normand de Jean Boyer : Hippolyte Lemoine, le dadais (**)

1952 : Grrr, court métrage d'André Rigal : Bourvil y fait une participation

1953 : Les Trois Mousquetaires d'André Hunebelle : Planchet, valet de d’Artagnan

1953 : Étoiles au soleil, court métrage de Jacques Guillon : Bourvil y fait une participation

1954 : Cadet Rousselle d'André Hunebelle: Jérôme Baguindet

1954 : Le Fil à la patte de Guy Lefranc : Camille Bouzin, clerc de notaire compositeur

1954 : Poisson d’avril de Gilles Grangier: Émile Dupuy, mécanicien auto

1954 : Si Versailles m'était conté... de Sacha Guitry : un guide du musée de Versailles

1955 : Les Hussards d'Alex Joffé: Flicot, un soldat de l'armée napoléonienne

1956 : La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara : Marcel Martin, chauffeur de taxi au chômage (**)

1956 : Le Chanteur de Mexico de Richard Pottier : Bilou, l'ami de Vincent

1958 : Les Misérables, film tourné en deux époques de Jean-Paul Le Chanois : Thénardier, l'aubergiste de Montfermeil

1958 : Le Miroir à deux faces d'André Cayatte : Pierre Tardivet, professeur de calcul

1958 : Sérénade au Texas de Richard Pottier :Me Jérôme Quillebœuf, notaire

1958 : Un drôle de dimanche de Marc Allégret : Jean Brevent, publicitaire à « Publiparis »

1959 : La Jument verte de Claude Autant-Lara : Honoré Haudouin, paysan

1959 : Le Bossu d'André Hunebelle : Passepoil, le compagnon de Lagardère

1959 : Le Chemin des écoliers de Michel Boisrond: Charles Michaud, entrepreneur intermédiaire

1960 : Fortunat d'Alex Joffé : Noël Fortunat, le braconnier passeur

1960 : Le Capitan d'André Hunebelle : Cogolin, le roi des baladins

1961 : Le Tracassin ou Les Plaisirs de la ville d'Alex Joffé : André Loriot, laborantin

1961 : Dans la gueule du loup de Jean-Charles Dudrumet : Bourvil fait une apparition dans ce film

1961 : Tout l'or du monde de René Clair : Mathieu Dumont et ses fils, Toine et Martial

1962 : Les Bonnes causes de Christian-Jaque : le juge Albert Gaudet

1962 : Un clair de lune à Maubeuge de Jean Chérasse : Bourvil chante la chanson à la télévision

1962 : Les Culottes rouges d'Alex Joffé : Fendard, le prisonnier poltron

1962 : Tartarin de Tarascon de Francis Blanche : apparition en curé dans ce film

1962 : Le Jour le plus long (The Longest Day) de Ken Annakin : le maire de Colleville

1963 : La Cuisine au beurre de Gilles Grangier : André Colombet, le cuisinier normand (**)

1963 : Le Magot de Josefa de Claude Autant-Lara : Pierre Corneille, petit escroc

1963 : Un drôle de paroissien de Jean-Pierre Mocky : Georges Lachaunaye, noble déchu

1964 : Reflets du temps passé, court métrage de Marcel Leray : Bourvil y tient son propre rôle

1964 : Le Majordome de Jean Delannoy : apparition en vrai fiancé d'Agnès à la fin du film

1964 : La Cité de l'indicible Peur ou La Grande Frousse de Jean-Pierre Mocky : l’inspecteur Simon Triquet

1964 : Le Corniaud de Gérard Oury : Antoine Maréchal, modeste commerçant en vacances

1965 : Guerre secrète (The Dirty Game) de Christian-Jaque : sketch de Bourvil, Michel Lalande, agent secret

1965 : La Grosse Caisse d'Alex Joffé : Louis Bourdin, employé R.A.T.P et écrivain

1965 : Les Grandes Gueules de Robert Enrico : Hector Valentin, bûcheron

1966 : La Grande Vadrouille de Gérard Oury : Augustin Bouvet, peintre en bâtiment

1966 : Trois enfants dans le désordre de Léo Joannon: Eugène Laporte, entrepreneur de travaux publics

1967 : Les Arnaud de Léo Joannon : le juge Henri Arnaud

1967 : Les Cracks d'Alex Joffé : Jules Auguste Duroc, inventeur

1968 : Gonflés à bloc ou Le Rallye de Monte-Carlo (Monte Carlo or Bust) de Ken Annakin : Monsieur Dupont

1968 : La Grande Lessive (!) de Jean-Pierre Mocky : Armand Saint-Just, professeur de lycée

1969 : Le Cerveau de Gérard Oury : Anatole, le copain d'Arthur

1969 : L'Arbre de Noël (The Christmas Tree) de Terence Young : Verdun

1969 : L'Étalon de Jean-Pierre Mocky : William Chaminade, vétérinaire

1970 : Clodo de Georges Clair : Gaston, le père vivant sur le tableau

1970 : Le Cercle rouge de Jean-Pierre Melville : le commissaire Matteï

1970 : Le Mur de l'Atlantique de Marcel Camus : Léon Duchemin, restaurateur normand

 (**: ayant une version colorisée)

DUOS CELEBRES

Louis de Funès : Le Corniaud / La Grande Vadrouille (génériques communs également pour Poisson d'Avril, Les Hussards et La Traversée de Paris)

Jean Gabin : La Traversée de Paris / Les Misérables

Lino Ventura : Le Chemin des écoliers / Les Grandes Gueules

Jean Marais : Le Capitan / Le Bossu

Fernandel : La Cuisine au beurre

Jean-Paul Belmondo : Un drôle de dimanche / Le Cerveau

Alain Delon : Le Chemin des écoliers / Le Cercle rouge

Bernard Blier : Les Hussards / Les Misérables

Michèle Morgan : Le Miroir à deux faces / Fortunat

Danielle Darrieux : Un drôle de dimanche

Pierrette Bruno : Le Capitan / Le Tracassin / Pacifico / La Bonne planque / … et de nombreuses chansons en duo

Marie Dubois : Les Grande Gueules / La Grande Vadrouille / Gonflés à bloc

Jean Poiret : La Grande Lessive / Le Mur de l'Atlantique/ un drôle de paroissien / La Grande Frousse

Luis Mariano : Le Chanteur de Mexico / Sérénade au Texas

Georges Guétary : Ça sent si bon la Revue / La Route fleurie / Cavalcade / La Course à l'émeraude / Pacifico

Brigitte Bardot : Le Trou Normand

Paul Meurisse : La Grosse Caisse

Francis Blanche  : Un drôle de paroissiens/ La jument verte / La grande Frousse/ La grande lessive/L'Etalon

 

RESULTATS AU BOX-OFFICE

 

La Grande Vadrouille 1966 > entrées : 17 270 304

Le Jour le plus long 1962 > entrées : 11 905 556

Le Corniaud 1965 > entrées : 11 739 783

Les Misérables 1958 > entrées : 9 940 533

La Cuisine au beurre 1966 > entrées :  396 529

Pas si bête 1946 > entrées : 6 155 419

Le Bossu 1959 > entrées : 5 845 980

Le Cerveau 1969 > entrées : 5 547 305

Les Trois Mousquetaires 1953 > entrées : 5 354 739

La Jument verte 1959 > entrées :  5 294 328

Le Capitan 1960 > entrées :  5 177 812

La Traversée de Paris 1956 > entrées :  4 844 000

Le Mur de l'Atlantique 1970 > entrées :  4 770 962

Le Chanteur de Mexico 1956 > entrées : 4 751 000

Le Cercle rouge 1969 > entrées :  4 336 000

Cadet Rousselle 1954 > entrées :  3 995 775

Le Trou normand 1952 > entrées :  3 915 583

Blanc comme neige 1949 > entrées :  3 666 283

Le Cœur sur la main 1947 > entrées :  3 657 951

Le Roi Pandore 1949 > entrées :  3 625 511

Les Grandes Gueules 1966 > entrées :  3 595 000

Fortunat 1960 > entrées :  3 337 000

Par la fenêtre 1948 > entrées :  3 213 162

Les Cracks 1968 > entrées :  2 946 373

Les Hussards 1955 > entrées :  2 875 093

Le Miroir à deux faces > entrées :  1958 2 864 701

La Ferme du pendu 1945 > entrées :  2 703 664

Le Passe-muraille 1950 > entrées :  2 566 767

Sérénade au Texas 1958 > entrées :  2 555 758

Le Chemin des écoliers 1959 > entrées :  2 516 000

Tout l'or du monde 1961 > entrées :  2 421 026

Un drôle de paroissien 1963 > entrées :  2 371 855

Les Arnaud 1967 > entrées :  2 168 748

Miquette et sa mère 1952 > entrées :  2 155 275

La Grande Lessive 1968 > entrées :  2 111 923

Le Tracassin 1961 > entrées :  1 842 130

La Grosse Caisse 1965 > entrées :  1 836 779

Les Culottes rouges 1961 > entrées :  1 803 412

Le Fil à la patte 1955 > entrées :  1 797 375

Cent francs par seconde 1952 > entrées :  1 747 636

Les Bonnes Causes 1962 > entrées :  1 731 139

Seul dans Paris 1951 > entrées :  1 668 425

Un drôle de dimanche 1957 > entrées :  1 574 480

Trois enfants dans le désordre 1966 > entrées :  1 547 346

L'Étalon 1969 > entrées :  1 278 907

La Grande Frousse 1964 > entrées :  679 693

 

THEATRE, OPERETTES, OPERA, RADIOS, TOURNEES

 

1937 : L'Anglais tel qu'on le parle, théâtre aux Armées, caserne de la Pépinière (24e régiment d'infanterie), Paris 8e

1937 : L'Arlésienne, à la Gaîté-Lyrique de Paris, théâtre aux Armées

1938 : Le Music-hall des Jeunes Amateurs, sur Radio Cité

1942 : La Revue du Rire, Théâtre de l'Alhambra (octobre) (avec Ouvrard, Roger Pierre…)

1943 : Ça sent si bon la Revue, Théâtre de l'Alhambra (juillet) (avec Georges Guétary…)

1945 à fin 1947: Pêle-Mêle, sur Radio-Luxembourg, émission de Jean-Jacques Vital (l'inventeur de La Famille Duraton, futur Directeur de Air Production), avec Monsieur Champagne aux jeux, Ray Ventura et ses Collégiens, Henri Génès..; Robert Rocca assure ses textes

1946 : La Bonne Hôtesse opérette de Jean-Jacques Vital et Serge Veber, musique Bruno Coquatrix, mise en scène Fred Pasquali, Théâtre de l'Alhambra

1946 : tournée estivale de trois mois en première partie vedette des Collégiens de Ray Ventura, patronnée par Bruno Coquatrix

1947 : Le Maharadjah opérette de Jean-Jacques Vital et Serge Veber, musique Bruno Coquatrix, mise en scène Fred Pasquali, Théâtre de l'Alhambra

1947 et 1948 : Constellation 48, émission radiophonique de music-hall sur la RDF écrite par Robert Picq et Pierre Ferrary, présenté par Mauricet, avec Ray Ventura et son orchestre, Henri Salvador..; textes de Bourvil encore avec Robert Rocca

1948 : Les Contes d'Hoffmann, opéra de Jacques Offenbach, Théâtre des Champs-Élysées avec l'orchestre de l'Opéra-Comique

1949 : Le Bouillant Achille comédie de Paul Nivoix, mise en scène Robert Dhéry, Théâtre des Variétés

1949 et 1950 : Le Café du coin, émission radiophonique sur Radio-Luxembourg par Jean-Jacques Vital, avec des textes de Maurice Horgues et Robert Rocca, patronnée par Verigoud puis Cinzano. Jacques Grello est le Barman, et Bourvil Monsieur Chose

1950 : Quelques Pas dans le Cirage, pour trois mois au Québec, avec Roger Pierre (complice deux ans plus tard dans Le Trou normand), Jean Richard, Darry Cowl, dans le cadre de la troupe Les Burlesques de Paris (dont Louis de Funès fera partie quelques mois plus tard, comme pianiste-comédien) dirigée par Max Révol

1950 : M’sieur Nanar opérette de Jean-Jacques Vital, Pierre Ferrari et André Hornez, musique Bruno Coquatrix, mise en scène Fred Pasquali, Théâtre de l'Étoile

1951 : et 1952 : Les Aventures de Bourvil, sur Radio-Luxembourg, réalisées par André Sallée, textes de Robert Picq, patronnées par les pâtes Milliat. Bourvil est Marcel Lapierre

1951 : Soucoupes volantes, sur Radio-Luxembourg avec Jean Nohain, émission de Louis Merlin. Bourvil est alors Le Professeur Soucoupe, aux côtés de Pauline Carton et de André Gillois

1952 : La Route fleurie opérette de Raymond Vincy, musique Francis Lopez, mise en scène Max Révol, avec Georges Guétary, Théâtre des Célestins, Théâtre de l'ABC. L'œuvre durera 4 ans sans interruption. Soit 1302 représentations a Paris, et une tournée en province

1952 : Phi-Phi enregistrement de la célèbre opérette de Albert Willemetz

1956 : Cavalcade avec Georges Guétary, sur Radio-Luxembourg, chacun coachant un groupe d'artistes en compétition, puis

1956 : La Course à l'émeraude, toujours sur Radio-Luxembourg, et Radio Monte-Carlo, et toujours avec Georges Guétary, pour un feuilleton musical cette-fois

1958 : Knock ou le Triomphe de la médecine de Jules Romains, mise en scène Jean-Louis Barrault

1958 : Pacifico opérette de Paul Nivoix, musique Jo Moutet, mise en scène Max Revol, Théâtre de la Porte-Saint-Martin, avec ses principaux complices de La Route fleurie

1962 : La Bonne Planque de Michel André, mise en scène Roland Bailly, Théâtre des Nouveautés

1965 : Ouah ! Ouah ! opérette de Michel André, mise en scène Roland Bailly, musique Étienne Lorin et Gaby Wagenheim, Théâtre de l'Alhambra

entre 1969 et 1970: Paillasson, émission quotidienne matinale sur Europe 1, avec Robert Rocca et Maurice Horgues, sous la direction de Lucien Morisse, durant quelques semaines. Jean Richard lui succéda

 

CHANSONS

 

Bourvil a mené, parallèlement à sa carrière cinématographique, une carrière au music-hall et à l'opérette, durant laquelle il interpréta près de 300 chansons. Jouant le plus souvent des personnages de gentil, voire de benêt (cf. supra), il en chanta aussi souvent durant plus de la première moitié de sa carrière au cinéma. Parmi les plus connues :

1945 : Les Crayons, paroles de Bourvil et musique d'Étienne Lorin, chanson du film La Ferme du pendu.

1946 : Pour sûr, paroles de Jean Rafa et Bourvil et musique de Jean Rafa et Émile Prudhomme, chanson du film Pas si bête.

1947 : C'est l'Piston, chanson du film Blanc comme neige.

1947 : La Rumba du pinceau, paroles de Bourvil et musique d'Étienne Lorin et Sterval, chanson du film Par la fenêtre.

1949 : La Tactique du gendarme, du 4e film d'André Berthomieu avec Bourvil, Le Roi Pandore, paroles de Bourvil et Lionel Leplat, musique d'Étienne Lorin.

1951 : À Joinville-le-Pont.

1952 : Langage bébé ou Les Enfants Fan-Fan, paroles de Bourvil dès 1937 pour amuser ses copains de régiment, chanson du film Le Trou normand. Version colorisée de la chanson

1954 : Aragon et Castille de Boby Lapointe, dans le film Poisson d'avril.

1956 : Monsieur Balzac de Raymond Lévesque en hommage à Balzac

1956 : Quand on est deux amis, avec Luis Mariano dans le film Le Chanteur de Mexico.

1958 : Je t'aime bien (Casimir et Capucine) en duo avec Pierrette Bruno, dans l'opérette Pacifico.

1958 : Ballade irlandaise, paroles d'Eddy Marnay et musique d'Emil Stern.

1959 : Salade de fruits, paroles de Noël Roux, musique d'Armand Canfora et Noël Roux.

1960 : Ma p'tite chanson, paroles de Robert Nyel et musique de Gaby Verlor.

1960 : Pour se parler d'amour, toujours avec Pierrette Bruno, dans le film Le Capitan (ainsi que Baladin)

1961 : C’était bien, plus connue sous le nom apocryphe du Petit bal perdu, paroles de Robert Nyel et musique de Gaby Verlor.

1962 : Un clair de lune à Maubeuge, paroles de Pierre Perrin & de Claude Blondy, musique de Pierre Perrin, chanson du film éponyme de Jean Chérasse.

1963 : La Tendresse, paroles de Noël Roux et musique d'Hubert Giraud.

1963 : Un air de jeunesse, paroles de Bernard Dimey et musique d'Henri Salvador, dans le film Le Magot de Josefa.

1967 : Les Girafes, paroles et musique de Michel Berger.

1970 : Ça (Je t'aime…moi non plus), duo avec Jacqueline Maillan, paroles de Serge Gainsbourg et Marcel Mithois, musique de Serge Gainsbourg, une parodie par Maillan et Bourvil de l'œuvre tubuesque de Gainsbourg.

1970 : Pauvre Lola, duo avec Jacqueline Maillan, paroles de Serge Gainsbourg et Bourvil, musique de Serge Gainsbourg.

Un hommage lui a été rendu par Tom Novembre en 2006 par l'interprétation de 14 chansons dans son CD "André".

 

MUSIQUE

 

Harmonica, mandoline, accordeon, guitare, cornet à pistons, trompette, bugle…:

1934 : harmonie municipale de Fontaine-le-Dun

1935 : trio musical à Saint-Laurent-en-Caux, à la trompette, avec Victor Gemptel (mécanicien, à l'accordéon), et le Dr Piory (médecin, au violon)

1935 : harmonie municipale de Rouen-Saint-Sever

1936 : harmonie municipale de Rouen

1937 : section musique du 24e régiment d'infanterie (Paris)

1941 et 1942 : cours de trompette du Conservatoire de Paris (en candidat libre)

Accordéoniste de Bordas La femme à barbe à l'ABC en 1941, avec Étienne Lorin

 

RECOMPENSES

 

1er du concours de Georges Briquet au Poste parisien en 1938

Prix Byrrh du radio-crochet Les Fiancés de Byrrh à Radio Paris en 1938

Grand Prix de l'Académie du disque français en 1953, avec les Pierrots Parisiens et l'orchestre Nelly Marco

Comique français le plus populaire de l'année pour Radio-Luxembourg en 1953 (sondage)

Prix d’interprétation masculine2 (coupe Volpi) à la Mostra de Venise en 1956 pour La Traversée de Paris

Victoire du Cinéma français du meilleur acteur en 1956 pour La Traversée de Paris

Victoire du Cinéma français du meilleur acteur en 1959 pour Le Miroir à deux faces

Prix Georges Courteline de l'humour en 1961 pour Le Tracassin

Prix Courteline de l'humour en 1964 pour La Cuisine au beurre (également décerné à Fernandel)

Nommé Chevalier des Arts et des Lettres en 1968

… alors que la même année, il a refusé – toujours par modestie – d'être intronisé dans l'Ordre de la Légion d'Honneur, Charles de Gaulle s'étant proposé en personne pour éventuellement la lui remettre

Durant les années 60, il a en outre obtenu le Prix d’interprétation de l’Académie du Cinéma français (Étoile de Cristal), et une Médaille d'Honneur de la ville de Paris

 

INFOS

 

Nom de naissance : André Robert Raimbourg. Aussi à ses début sous le nom

de : Andrel

Date et lieu de naissance : 27-07-1917, à Petrot-Vicquemare, Seine-Maritime, France

Date et lieu du décès : 23-09-1970, dans le 16e arrondissement de Paris, France

Cause du décès : À la suite du syndrome de Kahler : Maladie qui s'attaque à la moelle osseuse à l'âge de 53 ans

Marié jusqu'à son décès à Jeanne Lefrique (23.01.1943 - 23.09.1970), morte dans un accident de voiture alors qu'elle se rendait sur la tombe de Bourvil 

2 fils : Dominique et Philippe.

Bourvil repose au cimetière de Montainville (Yvelines).

 

 

ANECDOTES

 

La maladie de Kahler fut fatal pour Bourvil, qui a été provoquée par une chute de vélo lors du tournage du film « Les Cracks ».

Jeanne Lefrique, son épouse, née en 1918, mourut le 26 janvier 1985 dans un accident de voiture alors qu’elle se rendait de Paris à Montainville sur la tombe de son époux.

Le jeune André quitte son village à quatorze ans pour le pensionnat de Doudeville, où il ne supporte pas l'enfermement. Il décide donc de s'enfuir et de rentrer chez lui, sur la terre qu'il ne quittera jamais définitivement.

Après avoir étudié l'harmonica, l'accordéon et le cornet à piston, André intègre la fanfare du village.

Après un apprentissage de boulanger, il partit pour Paris pour tenter une carrière musicale, qu'il commença par des radio-crochets. Il enchaîna ensuite avec des numéros de « comique-paysan »

Le comédien et chanteur était très ami avec Georges Brassens, qui devint d'ailleurs son voisin à Montainville.

Il a également assuré le doublage de ses films en anglais

 

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